8 juillet 2009 - 2 réactions
Une loi sur la mobilité des fonctionnaires a été adoptée, hier, à l'Assemblée nationale, pour lutter contre la fuite des agents vers le privé.
Les députés ont adopté, hier, le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires. L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour (305voix), le PS, le PCF et les Verts contre (169voix). Déjà adopté par le Sénat en avril2008 et débattu en urgence (une seule lecture par assemblée), le texte doit être examiné, demain, par une commission mixte paritaire, constituée de sept députés et sept sénateurs, qui devront s'entendre sur une version commune, avant son adoption définitive. Sur le fond, le texte prévoit qu'un fonctionnaire dont le poste est supprimé «peut être placé en disponibilité d'office ou, le cas échéant, admis à la retraite». Cette disposition s'applique s'il «a refusé successivement trois offres d'emploi public fermes et précises, correspondant à son grade et à son projet personnalisé d'évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel».
Un fonctionnaire sur vingt change d'administration
La nouvelle loi devrait faciliter les détachements car les fonctionnaires pourront «revenir à leurs corps d'origine, sans être pénalisés financièrement», souligne le ministère de la Fonction publique. Un fonctionnaire sur vingt seulement parvient à changer d'administration au cours de sa carrière. Dans la fonction territoriale (1,7milliond'agents), la faiblesse des salaires a provoqué une fuite vers le privé et «la tendance est à stimuler la mobilité interadministrations», raconte Éric Forens, consultant. Ce projet de loi reste contesté par les principaux syndicats (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU), qui craignent qu'il ne remette en cause la stabilité de l'emploi.
