1 octobre 2012 - 10 réactions
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> ArcelorMittal : le dossier de la rédaction
16 h 30. Florange: le gouvernement "vigilant" pour réussir la reprise
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré que le gouvernement serait "vigilant à ce qu'ArcelorMittal donne accès à toutes les informations" pour que la recherche d'un repreneur à Florange (Moselle) "ait les meilleures chances de réussir". Le gouvernement a missionné Pascal Faure, déjà auteur d'un rapport sur le site, d'organiser la recherche d'un repreneur pour ces installations, selon un communiqué.
14 h 30. "Même le gouvernement n'y croit pas", selon Walter Broccoli (FO)
Walter Broccoli, représentant syndical FO, a, bien sûr, réagi à l'annonce de la direction d'ArcelorMittal. Et à la question "60 jours, c'est trop peu ?", il a répondu à nos confrères du "Nouvel Obs" : "Vous rigolez ! Deux mois, c’est rien ! Il est totalement impossible de trouver un repreneur rapidement. Même le gouvernement n’y croit pas. Ce qui est proposé à la vente n’intéressera personne. Qui aurait besoin d’un petit morceau d’usine dans cet état ? Avec ou sans la cokerie, la filière "liquide" ne produit que des sous-produits : des brames, la matière première qu'on utilise pour fabriquer les tôles. Cette partie n'est pas vendable seule. Et elle l'est d'autant moins qu’il faudrait investir 400 M€ pour mettre les machines à niveau sur le plan technologique (...)".
13 h 15. "Il est possible d'éviter tout licenciement sec", selon la direction d'ArcelorMittal
Selon le groupe sidérurgique, il serait "possible d'éviter tout licenciement sec" dans le processus de fermeture des hauts fourneaux. "La société a conscience de l'impact de cette annonce pour les salariés concernés et leurs proches", mais les licenciements secs sont évitables "en recourant aux différents dispositifs existants, notamment les programmes de mobilité et d'accompagnement".

13 h 10. ArcelorMittal accepte la cession éventuelle des hauts fourneaux
12 h. ArcelorMittal donne au gouvernement un délai de 60 jours
La direction a donné au gouvernement un délai de 60 jours pour trouver un repreneur pour la filière liquide, y compris la cokerie, a-t-on appris de sources syndicales.
11 h 45. Les hauts fourneaux invendables, selon les syndicats
Selon les syndicats, la direction ne s'est pas encore prononcée sur une éventuelle cession des hauts fourneaux. Walter Broccoli, délégué FO, a estimé que ce n'était pas le lieu pour une telle annonce, tandis que Xavier Le Coq, délégué CFE-CGC, s'attendait à une annonce.
Ce dernier a également fait savoir que la direction entendait conserver la cokerie, ce qui rend les hauts fourneaux invendables aux yeux des syndicats.
11 h. Fermeture définitive des hauts fourneaux de Florange
La direction d'ArcelorMittal vient d'annoncer la fermeture définitive des hauts fourneaux. Elle a évoqué "un projet de fermeture définitive de la filière liquide de Florange", ont fait savoir les syndicats, l'un d'eux précisant que la direction entendait faire des "investissements sur le train à chaud".
10 h 30. "L'arrêt de mort officiel de Florange", selon un délégué FO
Le Comité central d'entreprise (CCE) va signer "l'arrêt de mort officiel de notre usine". C'est ce qu'a affirmé, ce lundi matin, Walter Broccoli, délégué FO, à son arrivée au siège du groupe. Le responsable syndical a appelé l'Etat à "nationaliser la sidérurgie" : "M. Montebourg, ayez un peu de courage", a-t-il lancé à l'adresse du ministre du Redressement productif.
Selon Walter Broccoli, "Mittal n'est pas fou, il garde la partie qui lui convient. Il sait que la partie "hauts fourneaux" est invendable, c'est un marché de dupes".
RETOUR SUR LES FAITS
Ce CCE n'aura qu'un seul point à son ordre du jour : "Information sur la situation économique et industrielle d'ArcelorMittal Atlantique et Lorraine". Si cet arrêt définitif est prononcé, quelque 600 salariés des 2.500 du site de Florange se retrouveront au chômage, sans compter les sous-traitants.
Eviter un désastre social
C'est précisément pour éviter ce désastre social, dans une région déjà très largement affectée par la fermeture de nombreux sites sidérurgiques - le dernier en date étant celui de Gandrange en 2009 - que le gouvernement a sonné la mobilisation générale. François Hollande a ainsi reçu Lakshmi Mittal. Jean-Marc Ayrault, son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et même la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ancienne élue de la région, sont aussi montés au créneau. L'idée de l'Etat étant que si la fermeture des hauts fourneaux était actée, ces derniers pourraient être rachetés en dépit du refus du propriétaire. C'est justement l'objet de la proposition de loi que le groupe socialiste doit déposer dans la semaine, permettant le rachat de sites aux industriels qui veulent s'en débarrasser. Texte qui devrait être voté d'ici la fin de l'année.
Lakshmi Mittal plus souple ?
Il semble, selon "Libération", que Lakshmi Mittal soit désormais disposé à céder les hauts fourneaux de Florange. Si tel était le cas, Arnaud Montebourg a, d'ores et déjà, fait savoir que l'Etat serait prêt à les racheter pour un euro symbolique, avant de les revendre à un repreneur. De plus, il a demandé à la direction d'ArcelorMittal d'injecter au moins 150 M€ sur la partie du site qu'elle conserverait.
* ArcelorMittal justifie l'arrêt des hauts fourneaux de Florange, après ceux de Gandrange, par une forte baisse de la demande d'acier dans le monde et un coût de production trop élevé en Europe.
18 mai 2013 à 17h40 - 4 réaction(s)

18 mai 2013 à 13h53 - 2 réaction(s)