20 janvier 2012 - 3 réactions
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Dès l'annonce de la fermeture du site MegaUpload, les commentaires sur les réseaux sociaux ont afflué dans le cybermonde. Pour la majorité des internautes de notre page Facebook du Télégramme, cette nouvelle les a choqués. "C'est une honte", c'est regrettable", "c'est nul", témoignent-ils. Favorables au téléchargement libre, ils soutiennent les actions des hackers du collectif Anonymous.
Pour certains, c'est même l'incompréhension. Le site ne leur servait pas seulement à télécharger des fichiers, mais aussi de stocker des documents professionnels, par exemple.
D'autres sites le remplaceront
Outre ce genre de soucis, bon nombre d'internautes, utilisateurs de ce site de téléchargement, pensent que de toute façon, d'autres sites existent et que d'autres viendront le remplacer. "Les gens ne retourneront pas acheter plus de CD ou DVD/Blueray pour autant ! Megaupload s'en va, un autre prend sa place", indique un internaute sur la page Facebook du Télégramme. "Fermer Megaupload va mettre un terme au téléchargement illégal, tout comme la hausse du prix des clopes a mis fin au tabagisme", ironise un autre internaute.
Cette interpellation par la justice américaine relance également le débat sur la loi Hadopi sur les réseaux sociaux. Toujours autant décriée, certains soulignent que l'action effectuée par la justice américaine a le mérite de sanctionner ceux qui sont à l'origine du téléchargement illégal plus que les internautes comme la loi Hadopi.
Ainsi, certains internautes souhaitent que cette action ne reste pas sans suite. "Qu'ils commencent par mettre en place un vrai système légal qui ne soit pas une arnaque ambulante plutôt que de jouer à Big Brother", commente Emmanuel.
Le secteur culturel s'en félicite
Le consensus semble général dans les milieux culturels pour saluer la fermeture ordonnée par la justice américaine. "C'est une très bonne nouvelle", un "signal très fort à tous ceux qui pensent se jouer de la justice", car cela montre qu'"Internet n'est pas un espace de non-droit", s'est félicité David El Sayegh, directeur général du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), principal syndicat français de producteurs de disques.
"C'est très positif qu'un site qui avait un modèle commercial mondial pour appuyer la contrefaçon massive des oeuvres cesse son activité", renchérit Frédéric Goldsmith, directeur général de l'Association des producteurs de cinéma (APC). "Il faut évidemment contrer la piraterie quand elle est commerciale", même si "la méthode est un peu brutale", juge, de son côté, l'Adami, qui gère les droits de propriété intellectuelle pour les artistes interprètes.