19 septembre 2009
Le ministère de la Justice est-il allé trop vite? Jeudi, Michelle Alliot-Marie avait déclaré devant l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi pénitentiaire que des explosifs et des éléments «susceptibles de causer un grand nombre de dégâts» avaient été découverts «sur un détenu» à Meaux (Seine-et-Marne) à l'occasion d'une fouille. Mais hier le ministère a admis que des éléments permettant de fabriquer une bombe et non des explosifs avaient été retrouvés sur un détenu de la prison de Meaux. Quelques heures auparavant, un syndicaliste de l'Ufap, une source proche du dossier et une source judiciaire ont assuré qu'il ne s'agissait que d'une «liste de noms d'explosifs» et de «sucre». Toutefois, le parquet antiterroriste de Paris a été saisi et une enquête a été ouverte. Les investigations devront déterminer la nature exacte des «éléments et substances» découverts, a précisé le porte-parole de la garde des Sceaux.
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