20 janvier 2010
Un nouveau syndicat étudiant, baptisé le «Mét» (Mouvement des étudiants), classé à droite mais qui revendique son indépendance, va être lancé, fin janvier, pour tenter de «bipolariser» le débat universitaire face à l'Unef, proche du PS, principale organisation étudiante. Le «Mét» sera «indépendant de tout parti et de tout gouvernement», a insisté, hier, lors d'une conférence de presse, son président, Rémi Martial, lui-même issu de l'Uni, organisation de la «droite universitaire» fondée après mai 68, qui va disparaître en tant que syndicat. Des 15.000 adhérents que ce mouvement devrait afficher, 8.000seront issus de l'Uni et environ 7.000 de 18 autres associations étudiantes, a-t-il précisé. Parmi celles-ci figurent notamment la Fédération des étudiants africains de France (Feaf) et Fed mouv (implantée aux Antilles et en Guyane), qui affichent chacune près d'un millier d'adhérents, ainsi que le Collectif des étudiants en santé (CES), le Réseau des étudiants en école de commerce (Reec) ou la toute jeune Fédération des étudiants en enseignement libre (Feel).
Objectif: la seconde place aux élections
Le «Mét» est lancé fin janvier afin de bénéficier de la «dynamique» des élections étudiantes universitaires, prévues de février à avril. Il espère devenir le deuxième syndicat derrière l'Unef, alors que l'Uni n'était, jusqu'alors, que la troisième force, devant la Coordination étudiante mais devancée par la Fage.