28 octobre 2009
L'Église de Scientologie a vu ses pratiques de prosélytisme condamnées, hier, par la justice française, pour «escroquerie en bande organisée», mais a échappé à toute mesure d'interdiction.
«Une interdiction d'exercer risquerait d'engendrer la continuation des activités en dehors de toute structure légale», a expliqué la présidente du tribunal correctionnel de Paris, Sophie-Hélène Château, estimant «beaucoup plus opportun» une «très forte amende». Le tribunal a ainsi condamné le Celebrity Centre et sa librairie, les deux principales structures françaises de la Scientologie, à des amendes respectives de 400.000 et 200.000euros. Le «dirigeant de fait» de la Scientologie parisienne, Alain Rosenberg, a écopé de deux ans de prison avec sursis et 30.000 EUR d'amende. Les cinq autres scientologues poursuivis ont été condamnés à des peines allant de 1.000 EUR d'amende à 18mois de prison avec sursis et 20.000 EUR d'amende.
Satisfaction de la Miviludes
«Pour la première fois en France, des personnes morales de la Scientologie ont été condamnées, non pour des dérives personnelles, mais pour le fonctionnement même de l'organisation», s'est félicité le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Georges Fenech. L'accusation reprochait aux scientologues d'avoir soutiré des dizaines de milliers d'euros à plusieurs anciens adeptes, en profitant de leur vulnérabilité.
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