18 mars 2009
Condamné à deux mois ferme -une peine déjà purgée- Xavier Fortin est ressorti libre, hier, du tribunal. Il avait été arrêté fin janvier après onze années de fuite avec ses deux fils.
«La seule chose que j'ai à dire, c'est que je remercie beaucoup tous ceux qui nous ont aidés. Je suis soulagé.» Xavier Fortin est sorti libre, hier soir, de la prison de Draguignan. Directement après, il quitte les lieux en voiture, en compagnie de ses deux enfants: Okwari et Shahi Yena, âgés de 17 et 18 ans. Environ une heure auparavant, le tribunal avait rendu son verdict: le père de famille est condamné à deux ans de prison dont 22mois avec sursis, soit deux mois de prison ferme. Une peine qui couvre la durée de sa détention provisoire, ce qui explique qu'il soit sorti libre. «Il n'y a ni vainqueur ni vaincu, la justice a ouvert les yeux, elle a fait ce qu'il fallait faire», a déclaré après le jugement l'aîné des fils, Shahi Yena, 18 ans. «Pour moi, c'est un grand pas pour la justice en France par rapport à l'écoute des enfants», a-t-il ajouté, au côté de son petit frère, Okwari, 17 ans. Le jeune homme a indiqué que son frère et lui allaient désormais se partager entre les domiciles de leurs grands-parents paternels, en Normandie, de leur mère, à Saint-Raphaël, et de leur père, dans l'Ariège ou dans les Cévennes.
«Maman on t'aime»
«Là , maman a vraiment fait ce qu'il fallait faire», a-t-il également estimé, avant d'ajouter: «Je t'adresse un grand message: "maman on t'aime, on vient te voir ces jours-ci"». La mère des deux enfants avait maintenu sa constitution de partie civile afin de «faire entendre sa vérité», selon son avocat. Ce dernier avait demandé au titre des dommages-intérêts un euro symbolique que le tribunal lui a accordé. Evoquant son père, Shahi Yena a déclaré: «S'il était resté en prison, on n'aurait pas pu nouer des contacts normaux avec elle, juste par respect de l'éducation qu'il nous a donnée». Xavier Fortin avait été interpellé fin janvier à Massat, dans l'Ariège, où il vivait sous une fausse identité avec ses fils qu'il avait enlevés en 1998 alors qu'ils étaient chez leur mère.
Fouesnant. Tirs de plombs : le tireur jugé aujourd'hui