16 février 2010
Le non-remplacement d'enseignants absents agacent nombre de parents qui se contentent, le plus souvent, de protester auprès du chef d'établissement.
Mais il y a des limites à ne franchir. C'est sans doute la conclusion à laquelle est arrivé le père d'une petite fille de CE1 scolarisée à Pantin. Selon L'Humanité, cet élu FCPE a assigné le ministre de l'Education national Luc Chatel devant le tribunal administratif. Motif de la plainte : "faute d'organisation et défaut de continuité du service public".
"L'enseignement de l'anglais n'a débuté que le 23 janvier"
"Pour ne se tenir qu'aux six derniers mois, ma fille Adèle, n'a pas eu sa maîtresse, ni d'autres maîtresses, douze fois, dénonce ce père de famille. L'enseignement de l'anglais n'a débuté que le 23 janvier, pour une rentrée des classes fixée au 1er septembre. Encore plus incroyable, en dix-sept mois de scolarité CP et CE1, ma fille a connu dix-sept professeurs différents. Plus grave, d'autres écoles connaissent la même situation. Chaque jour, il y a en moyenne treize enseignants non remplacés sur la ville de Pantin soit l'équivalent d'une école entière qui serait fermée en permanence sur les vingt et un que compte la ville."
Daniel Garault réclame ainsi le rattrapage des heures de cours non assurées ou bien 1. 872 et 910 euros de dédommagement, sur la base du tarif actuel des cours à domicile. "Mon idée, si je gagne, est de démontrer que les coûts de non-remplacement sont supérieurs au coût d'un enseignant. Et d'autres parents sont sur le point d'en faire autant", explique-t-il dans les colonnes de L'Humanité.
12 février 2012 à 15h56 - 2 réaction(s)
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12 février 2012 à 10h25
