5 mars 2010
Le projet était dans l'air. C'est désormais une certitude : Dunkerque accueillera un terminal méthanier d'une capacité supérieure à 10 milliards de m3/an.
Alors que le comité d'entreprise de Total se réunit lundi pour définir les conditions de fermeture de la raffinerie des Flandres qui a défrayé la chronique des dernières semaines, EDF va donner son feu vert à un investissement de l'ordre d'un milliard d'euros, dénommé Dunkerque LNG, auquel Total s'associera à hauteur de 10 %.
Un projet qui tombe à pic
Le groupe pétrolier sera donc lui aussi investisseur et il bénéficiera d'une capacité de gaz naturel liquéfié dite de réservation.
Ce jeudi 4 mars à Marignane, Nicolas Sarkozy lançait un vibrant plaidoyer pour "sauver" l'industrie française, laquelle ne représente plus que 16 % du PIB, contre 30 % en Allemagne. En d'autres termes, ce projet méthanier EDF/Total tombe à pic.
Première décision spectaculaire d'Henri Proglio
Première décision spectaculaire du nouveau président d'EDF, Henri Proglio, il permettra ainsi d'assurer une continuité industrielle pour le port autonome et la région de Dunkerque, l'une des plus menacées par le processus de désindustrialisation et la montée du chômage.
Pour ce qui le concerne, le patron de Total, Christophe de Margerie, met d'ores et déjà en oeuvre sa promesse de contribuer au maintien de l'activité locale et régionale. Total s'y est engagé, le projet de fermeture de la raffinerie n'affectera pas un seul emploi. Il répond à des critères à la fois techniques, financiers et environnementaux.
Le raffinage mondial en surcapacité
Le marché tricolore du raffinage est fortement déficitaire (de l'ordre de 1 milliard par pour le groupe français). Le marché mondial est miné par une forte surcapacité. La demande française de produits pétroliers ne cesse de baisser depuis 10 ans et l'effet Grenelle de l'environnement contribue à réduire la consommation de carburants, notamment.
A l'inverse, l'investissement d'EDF et Total dans le GNL se justifie par le rééquilibrage de l'offre énergétique au profit du gaz, une énergie plus propre et dont la demande continue de croître.

24 mai 2012 à 08h36 - 1 réaction(s)