18 octobre 2009 - 2 réactions
Contre la discrimination au travail ou la menace qui pèse sur les plannings familiaux, des milliers de personnes ont défilé, hier, à Paris pour les droits des femmes.
Plusieurs milliers de personnes dans les rues de Paris, hier. Dans le cortège, une majorité de femmes, mais des hommes aussi! Leur revendication: «une réelle égalité hommes-femmes». Tous -associations pour les droits des femmes, partis politiques et syndicats- avaient répondu à l'appel du collectif national pour les droits des femmes (CNDF) et de l'association «Femmes solidaires». «La crise économique frappe tout le monde, mais les femmes en particulier, et nous assistons à une aggravation des inégalités», a déclaré en tête du cortège Maya Surduts, militante féministe de longue date et membre du CNDF. «Dans le monde professionnel notamment, le plafond de verre est toujours une réalité, même si des femmes y ont pris leur place», a estimé Maya Surduts. «Seuls 34% des cadres sont des femmes, et encore jusqu'à un certain niveau hiérarchique, et en moyenne les salaires sont inférieurs de 26% à poste égal», a-t-elle ajouté.
«Être extrêmement vigilant»
L'association Femmes solidaires, qui revendique 10.000 membres en France, composait un des gros contingents du cortège. L'une de ses membres, Mina Delleda, rappelle qu'il «faut être extrêmement vigilant pour ne pas revenir en arrière, notamment au niveau des plannings familiaux qui font un gros travail sur l'accès à la contraception, à l'avortement et dont le financement a été menacé». Un peu plus loin, une banderole violette affiche «Collectif 44 Vigilance féministe» avec une délégation venue de Nantes. «Les femmes sont en première ligne d'une grave crise qui est synonyme pour elles de retour en arrière: plus de 80% des pauvres sont des femmes», souligne Michèle Frangeul, présidente du centre Simone de Beauvoir à Nantes. Plusieurs leaders politiques et syndicalistes s'étaient joints au cortège dont Martine Aubry (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Olivier Besancenot (NPA), Bernard Thibault (CGT) et Gérard Aschieri (FSU).
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