9 novembre 2009 à 09h46 - 5 réactions
La qualité du réseau de distribution d'eau français serait tellement médiocre que pour quatre litres de liquide transporté, un serait perdu dans la nature. Un gouffre financier de 2 milliards d'euros annuels pour la collectivité, selon le JDD qui publie une enquête approfondie et un classement des 57 plus grandes villes françaises. Rennes y figure en très bonne place. Brest par contre flirte avec la zone de relégation.
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> Le classement des 57 plus grandes villes françaises
L'agglomération rennaise, bon élève en matière de distribution d'eau. C'est ce qu'a révélé hier le JDD. La métropole bretonne sort 2eme d'un classement opposant les 57 plus grandes villes françaises réalisé à partir des rapports annuels de qualité de l'eau de ces collectivités. Avec seulement 5 % de pertes, Rennes arrive juste derrière Paris. Nantes pointe à la 25e position, avec 15,6 % de déperdition. Le pourcentage d'eau gaspillée dans les tuyaux atteint 19,6 % à Brest qui occupe la 36e place.
Un problème qui s'accentue
L'eau qui disparaît entre la source et le robinet n'est pas un problème nouveau. De tout temps, les fuites et les ruptures de canalisations ont entraîné d'importantes pertes. Mais selon le JDD, qui a contacté le ministère de l'écologie, la qualité du réseau actuel se dégraderait et il y aurait aujourd'hui 25 % d'écoulements indésirables en moyenne "contre 20 % lors de précédents rapports", précise l'hebdomadaire.
L'objectif du Grenelle
Le Grenelle de l'environnement doit fixer un objectif de 15 % de pertes en moyenne, plus ou moins élevé en fonction du profil de l'agglomération visé. Avec comme méthode, l'application d'un système de bonus/malus. Comment atteindre cet objectif ? Pour exemple, Rennes, le bon élève, procède au remplacement de 5 kilomètres de canalisations pas an, sur un total de 519 kilomètres, nous apprend le JDD. Soit 1 % de tuyaux changés chaque année.
