10 février 2012
"Il n'est pas esthétique, c'est une bête rustique, solide, paysanne. C'est un mulet qui transporte tout et toute la famille", s'est défendu d'emblée le designer lors de sa présentation dans les salons de la mairie de Bordeaux des esquisses d'un vélo qui, au premier aspect, est d'une extrême banalité.
La "révolution" selon lui se situe dans sa partie hybride, entre vélo et trottinette. Une plateau se loge en effet entre la partie avant et arrière du classique vélo et sur laquelle le cycliste pourra se transformer en "patineur", dit-il.
"On ne peut pas dire qu'il est moche ou beau, il est l'intelligence de sa réalité" car "le plus est le contraire du vélo", commente Philippe Starck, assurant après avoir essayé un prototype qu'il "marche extraordinairement bien, il y a beaucoup de fluidité".
En aluminium satiné, avec des roues et des pneus fluorescents -- des "éléments forts pour la sécurité" --, le "Pibal", tel qu'entend le nommer le designer, est selon ce dernier "totalement inédit" car "basé sur un nouveau mouvement". "Je crois n'avoir copié personne mais je ne peux pas assurer qu'il n'existe pas ailleurs", a-t-il commenté.
Montage par Peugeot
Un panier pour transporter des provisions est prévu au dessus de la roue avant, et sur la patinette centrale le plan de Bordeaux sera gravé en relief. Ce vélo, dont le coût pour la ville se devait d'être inférieur à 300 euros, sera fabriqué par le constructeur Peugeot. "Les éléments seront fabriqués en Chine mais seront assemblés en France", a indiqué le maire de Bordeaux, Alain Juppé, qui a salué "le génie, la simplicité et l'extrême fonctionnalité qui change tout".
Le Pibal devrait être disponible gratuitement à la location en décembre 2012. Et si d'autres villes sont intéressées par le concept, Peugeot s'engage à le fabriquer.

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