8 juillet 2009 - 1 réactions
L'Ouest de la France attire de plus en plus de nouveaux habitants, selon une étude de l'Insee, publiée hier, tandis que le nombre de départs augmente en Ile-de-France.
L'Ouest de la France attire de plus en plus de nouveaux habitants, alors que le Sud perd un peu de son attractivité, et que le Nord et le Bassin parisien connaissent plus de départs que d'arrivées, selon une étude de l'Insee, publiée hier.
Les Français déménagent plus souvent
En cinq ans, un Français sur dix a changé de département: 5,8millions de personnes âgées de plus de 5 ans, interrogées en France métropolitaine entre2004 et2008, dans le cadre du recensement (réalisé maintenant par roulement tous les ans), habitaient dans un autre département cinq ans plus tôt. Au sud d'une ligne allant du Finistère à la Haute-Savoie, tous les départements, à l'exception de la Charente et des Bouches-du-Rhône, bénéficient d'un solde migratoire positif, autrement dit connaissent plus d'arrivées venant des autres départements métropolitains que de départs.
Le Morbihan et les Côtes-d'Armor attractifs
En Ile-de-France, en particulier à Paris et en Seine-Saint-Denis, les départs l'emportent largement. Dans la plupart de ces régions en déficit migratoire, la population ne baisse pas pour autant, car le nombre élevé de naissances compense les départs. Au contraire de la région parisienne, les départements ruraux, eux, sont de plus en plus attractifs. Le phénomène, déjà observé dans les années 90, se renforce tant dans l'Ouest (Vendée, Morbihan et Côtes-d'Armor), le Sud-Ouest (Tarn-et-Garonne, Tarn, Landes, Aude et Ariège), ainsi que le Massif central (Corrèze et Creuse). D'autres départements ruraux comme le Cantal, les Deux-Sèvres ou la Saône-et-Loire, qui connaissaient encore, dans la décennie précédente, un solde migratoire négatif, bénéficient maintenant d'un excédent.
Les cadres préfèrent l'Ouest et le Sud
Cependant, à part dans certains endroits du Sud-Est, les nouveaux arrivants vont surtout dans les villes des départements ruraux. «Les jeunes actifs vont d'abord dans les villes et leur périphérie, là où il y a des emplois, puis quand ils ont deux ou trois enfants, ils ont besoin de plus d'espace, et vont vers les zones rurales du département», a expliqué Bernard Morel, chef du département de l'action régionale à l'Insee. Les cadres sont encore plus attirés que les autres salariés par l'Ouest et le Sud, mais vont aussi dans les départements franciliens des Hauts-de-Seine et des Yvelines. À l'inverse, c'est chez les retraités que les départs d'Ile-de-France l'emportent le plus sur les arrivées.
