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DCRI. Un livre dénonce une «police politique»

20 janvier 2012 - 3 réactions

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La fin des RG et de la DST, fusionnés en 2008 au sein de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), devait enterrer les accusations de «police politique» et de coups tordus. Un livre explosif dit tout le contraire.

Quelle épidémie! Autour de Nicolas Sarkozy, les grands flics qu'il a mis en place vacillent les uns après les autres. Péchenard, directeur général de la police, MichelGaudin, patron de la préfecture de police de Paris... Cette fois-ci, c'est Bernard Squarcini (ci-dessus), le patron du très puissant service de contre-espionnage français, la DCRI, qui trinque. Déjà mis en examen dans l'affaire des fadettes du Monde, celui qu'on surnomme «le Squale» est accusé «d'avoir mis la DCRI au service d'un homme: Nicolas Sarkozy».

Marine Le Pen et DSK

Dans un livre paru hier - «L'Espion du président» (Ed. Laffont) -, trois journalistes du Point et du Canard Enchaîné affirment que «jamais un service de renseignement n'aura été autant instrumentalisé, dévoyé pour servir un camp et ses intérêts privés». À l'appui, les trois auteurs livrent les très nombreux témoignages de policiers et hauts fonctionnaires, très souvent anonymes, qui multiplient les révélations: aide active aux services de Kadhafi, cellules mobilisées sur Marine Le Pen et DSK, espionnage et fichage de journalistes, opérations pour griller leurs sources, archives des personnalités politiques des RG conservées, écoutes sauvages, piratage informatique et autres barbouzeries... Le tout sur fond de guerre des chefs de la police et des clans au pouvoir.

«Encore plus de casseroles que les RG...»

«En trois ans, la DCRI a récupéré plus de casseroles que les RG en soixante ans, se lamente un haut fonctionnaire interrogé par Le Télégramme. Après ce livre, travailler va devenir encore plus difficile...» Un autre s'agace: «La fusion des RG et de la DST devait éviter tout cela. C'est raté. Pire: ni les SDIG (anciens RG passés sous la direction de la sécurité publique), ni la BCRI ne fonctionnent correctement.» C'est aussi ce qu'assurent plusieurs témoins cités dans le livre: la DCRI aurait délaissé plusieurs domaines, comme la surveillance des sectes ou la protection du patrimoine économique. Dès hier, les réactions étaient vives. Plusieurs syndicats de police (Unité SGP Police et Synergie) assuraient que leurs collègues de la DCRI étaient des «policiers intègres (...), indispensables à la protection de nos concitoyens, de nos institutions et de la démocratie». De son côté, Bernard Squarcini a contesté les accusations du livre, soutenant n'être «l'espion de personne». Son avocat a annoncé un dépôt de plainte pour diffamation contre les auteurs du livre, et le site Mediapart qui a appuyé les accusations publiées.

  • Hervé Chambonnière
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3 réactions

  • jeanlepetit
    La manipulation
    Il semble qu'à la lecture de ce livre qui vient de paraître d'Yves Bonnet (le Grand Complot) que nous ne sommes pas si à l'abris des manipulations des services étangers en l'occurance les plus terribles dont iranienne. On découvre des choses! Ce n'est pas si rassurant.
    Ajouté le 25 janvier 2012 à 22h06
  • Lamparo
    Les auteurs du livre ne sont pas seuls
    L'ennui pour Squarcini, c'est que Joël Bouchité et Yves Bonnet, ex-directeurs des RG et de la DST, peu soupçonnables d'être des opposants systématiques à Sarkozy et aux services de renseignements, confortent les révélations des auteurs du livre "L'espion du président". Dans son livre "Le grand complot", Yves Bonnet dénonce les actions illégales et le côté "police politique" de la DCRI. Que Squarcini dépose sa plainte, comme son avocat l'annonce, et l'on verra ce qu'il en est exactement. Mais il faut craindre plutôt qu'il ne la dépose pas ou, que l'ayant déposée, il la retire quelques mois plus tard, agissant comme son patron Guéant qui, en juin 2011, avait renoncé à son action contre Mediapart deux mois avant l'ouverture du procès.
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 19h32
  • dune
    Bof!!
    Nous sommes rassurés, à priori nos services de renseignements, semblent être de bon niveau. Pour le reste, pas de preuves, des rumeurs, des ragots... Rien de nouveau. Quand en plus on sait que Mediapart est dans le coup!!! J'aimerais savoir ce que va faire le "Plennel" si jamais Nicolas Sarkozy n'est pas réélu!!!
    Ajouté le 20 janvier 2012 à 11h59

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