12 juin 2009 - 1 réactions
Pas bavards, les directeurs de magasins. Le sujet est brûlant, certains d'entre eux ont déjà reçu la visite d'agriculteurs. Les consommateurs constatent de plus en plus la présence d'affiches sur lesquelles les directions expliquent que leur magasin n'est pas approvisionné depuis le début de la semaine et présentent leurs excuses pour des ruptures parfois importantes. Les enseignes s'efforcent de s'adapter à la situation et modifient leurs circuits d'approvisionnement des magasins. La gestion se fait au jour le jour.
300 salariés au chômage partiel à Gaël
A Carrefour Brest, le mouvement des agriculteurs à Bain-de-Bretagne, près de Redon (35), se traduit notamment par un déficit en viande de porc et en jambon. «La logistique est compliquée, on va chercher de la marchandise plus loin», explique Ronan Louédec, le directeur du magasin. La direction Ouest de l'enseigne indique que la plupart des magasins connaissent quelques ruptures de stocks en produits frais. Chez Géant, le blocage, depuis dimanche, de la plate-forme de Gaël, près de Saint-Méen-le-Grand (35), a entraîné la mise au chômage partiel des 300 salariés. Dans les magasins, ce sont surtout les produits frais (yaourts, aliments sous-vide) qui font défaut. En revanche, il n'y a pas de problème majeur concernant l'épicerie, les boissons, les fruits et légumes, la boucherie, la poissonnerie et le non-alimentaire. Le magasin Intermarché de Vannes est pénalisé, comme d'autres de la région, par le blocage des entrepôts de Saint-Gérand (56) et de Rostrenen (22). «Actuellement, nous ne sommes pas approvisionnés en produits laitiers, lait, yaourt et charcuterie, explique le directeur du magasin. Ça devient difficile à gérer».
200 tonnes de légumes non livrés à Santec
Dans les centres Leclerc, pas de commentaire, sinon que les hypermarchés ne «manquent de rien», comme nous l'ont affirmé les responsables des magasins de Concarneau (29) et de Plérin (22). Autre conséquence du mouvement: les expéditeurs de légumes frais, produits non stockables, souffrent de la baisse de commandes, accompagnée de la baisse des prix. Chez Serge Riou, expéditeur à Santec, près de Saint-Pol-de-Léon (29), une dizaine de semi-remorques qui devaient livrer 200tonnes de tomates, artichauts, brocolis et choux-fleurs dans les grandes surfaces françaises sont restés à la maison. «Les légumes se dégradent, et on achète moins de volumes au cadran».

23 mai 2012 à 20h02 - 16 réaction(s)
23 mai 2012 à 18h21

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23 mai 2012 à 13h40 - 1 réaction(s)