6 octobre 2009 à 16h31
C'est la Marine nationale qui en fait l'annonce sur son site Internet : le corps du pilote tué dans le crash de deux Rafale en Méditerranée le 24 septembre a été remonté hier à la surface avant d'être transféré à l'institut médico-légal de Marseille.
> Le corps du second pilote repéré [video] (1 octobre 2009)
> Le crash des deux Rafale en Méditerranée (24 septembre 2009)
"Lundi en fin d'après-midi, le corps de François Duflot (...) a été remonté à la surface et transféré à l'institut médico-légal de Marseille dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours", précise laconiquement sur son site la Marine Nationale.
Le corps de ce pilote avait été repéré, prisonnier de son appareil, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, à 35 km au large de Perpignan et par 700 mètres de fond.
A l'aide d'une nacelle
Selon la Marine nationale, la dépouille du pilote a été remontée à l'aide d'une "nacelle" après avoir été détachée de l'appareil, resté pour le moment au fond. "Les recherches se poursuivent pour récupérer les débris des avions et, en priorité, leurs enregistreurs de vol (boîtes noires, ndlr)", a indiqué le capitaine de frégate Bertrand Bonneau, du Service d'information et de relations publiques de la marine (Sirpa-Marine).
Le second pilote était parvenu à s'éjecter après la probable collision entre les deux Rafale. Il avait été rapidement récupéré par les secours, souffrant de blessures légères. François Duflot, pilote chevronné avec près de 5.000 heures de vol à son actif, avait été porté disparu peu après l'accident survenu alors que les Rafale s'apprêtaient à rejoindre le porte-avions Charles-de-Gaulle à l'issue d'un vol d'entraînement et d'un essai de catapultage à masse maximale.
Le crash s'est produit lors d'un virage
Un hommage solennel lui a été rendu vendredi sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône) en présence du ministre de la Défense Hervé Morin. Selon le témoignage du pilote survivant, rapporté à l'AFP de source proche du dossier, les deux Rafale se sont heurtés en vol alors qu'ils effectuaient un virage, son propre appareil partant en vrille sur le dos avant qu'il ne parvienne à s'éjecter. Trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances précises de l'accident, l'une conduite par le Bureau enquêtes accidents défense (BEAD), la seconde par la justice et la troisième par les armées elles-mêmes.
