29 mai 2011
Une cinquantaine d'avocats ont récemment entrepris de déposer des Questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur les vérifications d'identité qui donneraient lieu, selon eux, à des "contrôles au faciès".
Selon un récent sondage, 46 % des Français pensent que "les personnes d'origine étrangère sont moins bien traitées". Ces contrôles ne relèvent "pas de l'arbitraire", mais s'effectuent dans "des cadres précis", répond le commissaire divisionnaire Marc Baudet, chef du cabinet des études à l'IGPN. Ils se font sur réquisition du parquet ou sur initiative des policiers, "parce qu'ils ont eu connaissance d'éléments objectifs de trouble à l'ordre public ou de commission d'un délit", précise-t-il.
"Des éléments objectifs"
Ces contrôles ne se font pas "à l'aveugle". "On cherche à orienter notre action en fonction d'éléments objectifs, dans des lieux où des infractions sont susceptibles de se commettre, sur analyse préalable de la délinquance", résume Marc Baudet.
Ils "ont toujours un caractère un peu irritant", reconnaît le responsable. "On se demande "Pourquoi moi et pas l'autre ?", ce qui peut parfois expliquer cette impression" de "contrôle au faciès".

23 mai 2012 à 20h02 - 16 réaction(s)
23 mai 2012 à 18h21

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