22 septembre 2009 à 13h06
Alors que François Hollande a estimé que Nicolas Sarkozy devait "retirer sa constitution de partie civile" dans l'affaire Clearstream, Nadine Morano et Pierre Charon, un proche de Nicolas Sarkozy, ont fustigé la déclaration de Dominique de Villepin à l'ouverture du procès.
> Procès Clearstream.Villepin ouvre les hostilités [Video]
Pour François Hollande, Sarkozy ne devrait pas se constituer partie civile
François Hollande, l'ancien Premier secrétaire du Parti Socialiste a déclaré sur RMC qu'il s'opposait à la participation en tant que partie civile de Nicolas Sarkozy "alors qu'"il bénéficie de l'immunité présidentielle" et qu'"il a autorité sur le parquet". D'autant que, selon le député de Corrèze, le fait pour le chef de l'Etat de retirer non pas sa plainte mais sa constitution de partie civile "n'aura aucune incidence sur le procès" car "il y a d'autres parties civiles et puis il y a l'accusation, en l'occurrence le parquet". Ce retrait n'empêcherait donc nullement "la découverte de la vérité", a-t-il dit.
La déclaration de Villepin est "déplacée et inconvenate" selon Morano
Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, a jugé "déplacée, théâtrale et inconvenante" la déclaration de Dominique de Villepin dénonçant "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy contre lui avant l'ouverture du procès Clearstream. Elle a déclaré que'il n'y avait de la part de Nicolas Sarkozy qu'une "une simple volonté de savoir la vérité sur ceux qui ont essayé de salir son honneur à travers cette histoire", a déclaré Nadine Morano sur France Inter.
Charon (proche de Sarkozy) : "Villepin confond salle d'audience et Club Med"
Pierre Charon, conseiller de Nicolas Sarkozy et partie civile dans le procès Clearstream, a violemment attaqué ce matin sur RTL Dominique de Villepin : "J'étais quand même consterné de voir Dominique Galouzeau de Villepin +flangardé+ de sa femme et de ses trois enfants insulter le président de la République et confondre le Club Méditerranée, dont il
est un adepte, avec la 11ème chambre correctionnelle. Il ne manquait plus que les palmes et la planche à voile", s'est emporté M. Charon. Il a poursuivi en déclarant qu'il ne s'agissait pas de "l'élection d'un chippendale" et a conclu disant espérer "que les peines seront sévères, parce que c'est pour moi le plus grand scandale de la Vème République".
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