23 février 2012 - 2 réactions
Dans son ouvrage de campagne, le candidat socialiste à l'élection présidentielle se livre, défend la République exemplaire, tout en brossant de savoureux portraits de ses adversaires. Il le dit, il l'écrit: la campagne «sera rude». François Hollande garde son cap. Visiblement serein, il a repris un petit peu de poids et retrouvé ses mots d'humour. Pourquoi ce livre? «Pour que les Français me fassent confiance, ils doivent davantage me connaître». FrançoisHollande raconte son combat politique depuis 30ans. Il explique que, seul, il y a troisans, il a décidé de briguer la présidence. À ceux de la droite qui disent «qu'il ne serait pas là si DSK n'était pas à Lille aujourd'hui», il rétorque «qu'il n'est pas responsable des comportements sexuels de ce dernier». DSK ou pas, il avait décidé d'y aller.
Revue de portraits
Que pense-t-il de ses adversaires. Nicolas Sarkozy? Il ne l'a que rarement rencontré mais «j'ai gardé de ces échanges le souvenir d'un homme énergique et vif, rempli d'une certitude. La sienne!». «Il prétend qu'il a changé. Il change tout le temps! Il faut le prendre au mot. C'est le président sortant qu'il faut changer!». Petit chapitre flatteur sur Mélenchon. «Je connais bien Jean-Luc». François Hollande se délecte: «Il a été d'ailleurs été ministre, à l'Enseignement professionnel, il a travaillé avec bonheur. Sa voix est utile», estime Hollande. Il ajoute: «Je ne lui demande pas de nous rejoindre. Il vient de nous quitter. Mais de permettre le changement, de ne décourager aucune bonne volonté et de prendre toute sa part. Ce qui ne veut pas dire sa participation au gouvernement le moment venu». Et François Bayrou? Plutôt perfide, François Hollande évoque «cet intrépide chevalier de la petite escouade centriste. Suivez mon panache dit-il, mais c'est un panache gris». «En refusant de définir sa majorité, il n'en trouvera aucune», estime François Hollande, qui ajoute «qu'un centriste assis entre deux chaises ira toujours moins loin qu'un socialiste qui marche». «Changer de destin». François Hollande. Robert Laffont. 9EUR
27 mai 2012 à 15h54
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27 mai 2012 à 14h06 - 3 réaction(s)

27 mai 2012 à 11h31 - 2 réaction(s)