3 novembre 2009
Près de 750 millions d'euros vont être débloqués pour le plan Cancer II, dont l'un des objectifs est de réduire les inégalités.
Plus de spécialistes.
Il «n'y a pas assez d'oncologues, de radiothérapeutes, d'hématologues» en France, a indiqué Nicolas Sarkozy, hier, à Marseille. «20% de spécialistes en plus pour garantir la qualité des soins à l'avenir» devraient ainsi être recrutés.
Recherche.
«Cinq sites de recherche pluridisciplinaire seront labellisés par l'Institut national du cancer» afin «d'accélérer le transfert des avancées de la recherche au bénéfice des malades».
Réduction des inégalités.
«Ce sera une priorité transversale», a lancé le chef de l'État. «Les diagnostics et traitements de pointe doivent être disponibles dans toutes les régions». 74 IRM devraient ainsi être installées «dont 39 dans les dix régions ayant la mortalité pour cancer la plus élevée». Nicolas Sarkozy souhaite également des données de meilleure qualité sur la réalité des cancers. En 2010, l'Institut national de veille sanitaire produira des données relatives à l'année 2007 et communiquera chaque année des informations plus récentes.
Lutte contre le tabac et l'abus d'alcool.
Poumon, pharynx, oesophage, bouche, foie... Le tabac et l'alcool sont à l'origine de 28% des cancers en France, selon un rapport de 2007. Nicolas Sarkozy a confirmé la hausse de 6% du prix du tabac dès le 9 novembre. Insuffisant selon les anti-tabac. En revanche, la hausse de 50 à 150 EUR du remboursement des substituts nicotiniques, en 2010, pour les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU a été saluée.
Risques environnementaux.
15% du budget de la recherche seront consacrés à l'analyse des risques environnementaux et comportementaux. Nous devons «étudier davantage les effets à long terme des expositions, même à faible dose, à certains agents chimiques, biologiques ou physiques», a déclaré Nicolas Sarkozy.
Aide à l'emprunt.
Le chef de l'État a souhaité mettre l'accent sur «la vie après le cancer». Il a ainsi souhaité un effort des assureurs et des banquiers pour permettre aux patients de s'assurer et d'emprunter «dans les meilleures conditions possibles».
Un autre plan?
«Ce deuxième plan on en fera une réussite, et j'espère qu'il y en aura un troisième», a lancé Nicolas Sarkozy.
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