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France

Budget 2010. Le gouvernement défend sa copie

21 octobre 2009

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Christine Lagarde (Economie) et Eric Woerth (Budget) sont passés à l'offensive, hier, pour défendre le budget 2010 face à l'opposition, qui s'en est pris aux déficits et à «l'injustice fiscale».

«Réussir la sortie de crise, c'est d'abord réussir à ce que la reprise, aujourd'hui encore fragile, ne casse pas», a lancé le ministre du Budget Eric Woerth à la tribune de l'Assemblée nationale, hier, alors que les députés démarraient l'examen du budget 2010, dit de «sortie de crise». Anticipant les critiques de l'opposition, Eric Woerth a d'abord imputé à la seule crise et au plan de relance les déficits budgétaires records (116milliards prévus en 2010, 141 cette année). En 2010, les dépenses liées au plan de relance devraient baisser de 39 à 4,1milliards d'euros, a souligné le ministre pour expliquer les prévisions de réduction du déficit de l'Etat. Malgré ces déficits, Eric Woerth a rappelé le dogme absolu de la politique budgétaire de Nicolas Sarkozy: pas de hausse d'impôt, ni révision de l'assiette du bouclier fiscal réclamée par deux députés UMP et le Nouveau centre. Les députés, qui sont souvent aussi des élus locaux, s'inquiètent eux d'une baisse de recettes avec la réforme de la taxe professionnelle (TP), principale source de financement des collectivités locales. «Nous ne réformerons pas la TP sans garantir l'autonomie financière et la stabilité des ressources des collectivités», a déclaré Christine Lagarde. Elle est brièvement revenue sur la taxe carbone qui reposera sur le principe bonus-malus: «Les bonus est la compensation forfaitaire redistribuée aux ménages. Le malus est constituée par la taxe carbone».

Les amendements épineux discutés aujourd'hui

Le président PS de la commission des Finances, Didier Migaud, a dénoncé «l'injustice fiscale» du gouvernement. A partir d'aujourd'hui, les députés et le gouvernement devraient revenir sur des amendements qui vont faire débat: taxe additionnelle sur les banques, abaissement du seuil de contribution des entreprises dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle, et, bien sûr, révision de l'assiette du bouclier fiscal. Dans quelques semaines, voire quelques mois, les députés se pencheront sur le grand emprunt, dont l'ombre plane déjà sur le budget.

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