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France

Bizutage. Quatre lycéens mis en examen pour agression sexuelle

16 octobre 2009

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Quatre lycéens de 17 ans ont été mis en examen pour agression sexuelle lors d'un bizutage sur des élèves plus jeunes dans un internat de Poitiers (Vienne). Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Plainte des parents

Le parquet de Poitiers a ouvert une information pour «agression sexuelle en réunion», à la suite d'une plainte des parents des jeunes victimes, âgées de 15 à 16 ans, et de la direction du lycée Bois-d'Amour. Tous les lycéens sont internes. Les faits se seraient déroulés début septembre. Le bizutage leur aurait imposé de siffler la Marseillaise pendant que leurs aînés leur compressaient notamment les parties génitales. La direction de l'établissement a annoncé «avoir pris des mesures et des sanctions». Les lycéens impliqués ont été suspendus de l'internat. «Ces faits sont graves et sont à condamner avec la plus grande fermeté. Une procédure judiciaire est en cours, la commission de discipline de l'établissement a pris des sanctions contre les auteurs», a déclaré le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.

La loi du silence

Le bizutage, interdit depuis une loi de juin 1998 initiée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, est relativement rare dans le second degré. Selon le ministère, 11,6 incidents graves (violence verbale, physique, sexuelle, racket, port d'armes, atteintes aux biens, happy slapping...) pour 1.000 élèves ont été enregistrés dans les collèges et lycées pendant l'année 2007-2008. Les violences sexuelles constituaient 1,9% de ces incidents déclarés, le bizutage 0,4%. Mais les cas révélés pourraient n'être que la partie émergée de l'iceberg, car, selon les associations, la loi du silence perdure. «Les violences sexuelles sont exceptionnelles dans le second degré», selon la direction générale de l'enseignement scolaire du ministère. Le bizutage est plus courant dans l'enseignement supérieur et a parfois lieu sous le couvert de «week-end d'intégration». Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, s'est élevée, hier, contre des «pratiques inadmissibles qui constituent un délit» et «portent atteinte à la dignité et à l'intégrité des adolescents».

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