2 octobre 2009
Une équipe d'archéologues a découvert à Pont-sur-Seine dans l'Aube un site néolithique exceptionnel par la densité de l'occupation et par l'architecture inédite des bâtiments.
Le site de quatre hectares - datant pour le premier habitat, de 4700 à 4400 avant notre ère et le second d'un millier d'années plus tard - est "sans équivalent connu en France, voire en Europe", a indiqué l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).
Les archéologues ont notamment dégagé des trous de poteau dessinant un plan de trois maisons circulaires d'environ 80 mètres carrés, avec un espace intérieur séparé en deux par une cloison de poteaux.
La datation (4700-4400 avant J.C.) de certaines céramiques rattache cet habitat à une vaste fosse d'extraction de limon sablo-argileux ayant pu servir à la construction des bâtiments ou de tertres à vocation funéraire ou culturelle.
Ce même emplacement a été choisi entre 3500 et 2500 avant J.C. pour édifier dix bâtiments rectangulaires de taille variable, à deux nefs, avec à proximité des enclos délimités par des palissades, contenant d'autres édifices.
D'après les vestiges, deux de ces derniers - probablement à fonction cultuelle - étaient des monuments de forme et dimensions exceptionnelles, avec une architecture élaborée ayant nécessité une force de travail importante. Ils comportent tous deux des fosses centrales, comblées avec plusieurs niveaux de pierre, qui avaient probablement un rôle rituel.
"Témoin d'une organisation complexe, ce site est majeur pour la connaissance de la vie des hommes en France à la période néolithique", souligne l'Inrap qui y mènera des recherches jusqu'à la fin du mois.
