15 février 2012 - 4 réactions
«J'ai peur que ce trésor n'altère la bonne ambiance dans l'entreprise (...). C'est comme si on avait gagné au Loto et qu'il fallait déterminer après coup les règles de répartition.» François Lange, directeur de la maison de champagne Alexandre Bonnet, aux Riceys (Aube), laisse aujourd'hui poindre une légère inquiétude passée l'heureuse surprise de la découverte d'un trésor par ses ouvriers lors de travaux de rénovation.
Des pièces lui tombent sur la tête
Jeudi, en début d'après-midi, trois employés de la maison de champagne ont mis au jour 497 pièces d'or de 20 $ d'une valeur totale estimée à 750.000 €. «Un des ouvriers attaquait à l'aide d'un pied-de-biche le plafond de la bâtisse quand il a reçu sur la tête quelques pièces, suivies par des sacs pleins d'or. Les deux autres ont ramassé le trésor», raconte François Lange. Les sacs en simili cuir, fermés par des boutons à pression, dissimulés entre deux poutres de la charpente, contenaient chacun 50 pièces américaines, frappées entre 1851 et 1928.
«Ce trésor constitue probablement le bas de laine de l'industriel qui, dans les années 30, a voulu se mettre à l'abri de la crise. Des recherches sont en cours et devraient nous éclairer sur l'histoire de cet homme», indique François Lange. «Si, selon la loi, la moitié du trésor appartient au propriétaire des lieux (le groupe Lanson-BCC), il reste à déterminer à qui des ouvriers revient l'autre moitié et cela risque de créer des tensions», explique le directeur de la maison Alexandre Bonnet. «On espère que la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) va nous aider à déterminer le ou les inventeurs du trésor et calmer les esprits», précise-t-il.
«Il construit une maison»
Dans le village de 1.400 habitants, qui compte 864 hectares de vignoble, la nouvelle de la découverte s'est vite répandue. «C'est le sujet unique de conversation au bar depuis trois jours et toute la France va connaître Les Riceys», commente Claudine Josselin, la gérante d'un des deux restaurants de la commune. Elle affirme connaître l'ouvrier qui a fait tomber les pièces du plafond. «Il est en train de faire construire une maison. S'il gagne toute la somme, cela va bien l'aider», souffle-t-elle, avant de continuer son service.

23 mai 2012 à 20h02 - 16 réaction(s)
23 mai 2012 à 18h21

23 mai 2012 à 16h37 - 1 réaction(s)
23 mai 2012 à 13h40 - 1 réaction(s)