17 septembre 2009
Le procès en appel de l'islamiste algérien Rachid Ramda, condamné à la prison à vie en 2007 pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, dont celui de la station Saint-Michel, s'est ouvert hier devant la cour d'assises spéciale de la capitale. L'accusé sera interrogé sur les faits à partir d'aujourd'hui.
L'accusé, qui aura 40 ans le 29 septembre, est incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne) depuis sa condamnation, en 2007, à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, soit la peine maximale. Un verdict que les victimes des attentats et leurs familles, venues en nombre pour l'ouverture de l'audience, souhaitent voir confirmé en appel mais avec peu d'espoir d'en apprendre plus sur les faits. «S'il avait quelque chose à dire, il l'aurait déjà dit lors du premier procès, c'est un grand manipulateur et on se serait bien passé d'un second procès qui nous replonge dans ce drame», a confié avant l'ouverture de l'audience Mireille Glorion, dont la fille Sandrine, 24 ans, a été tuée dans l'attentat de Saint-Michel. Ce procès, prévu pour durer un mois, sera le dixième et certainement le dernier lié aux attentats islamistes de 1995 à Paris.
Quimper ville. À l'automne les grands procès fleurissent