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France

Attentats de 1995. Rachid Ramda rejugé demain à Paris

15 septembre 2009

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Rachid Ramda est rejugé à partir de demain à Paris pour son implication présumée dans les attentats de 1995 perpétrés dans la capitale. L'islamiste algérien avait été condamné en 2007 à la prison à vie.

L'islamiste algérien Rachid Ramda est rejugé à partir de demain pour un mois par la cour d'assises spéciale de Paris. L'homme, qui aura bientôt 40 ans, actuellement incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne), a toujours nié avoir financé les attentats de 1995 à Paris pour le compte du Groupe islamique armé (GIA) algérien. Il a fait appel du verdict qui l'avait condamné, le 26octobre 2007, après quatre semaines de procès, à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, conformément aux réquisitions de l'avocat général, qui avait demandé la peine maximale. Ramda avait été reconnu coupable de complicité d'assassinat et de tentatives d'assassinats pour l'attentat du 25juillet 1995 à la station Saint-Michel (huit morts, 150 blessés), et deux autres actions terroristes perpétrées en octobre de la même année aux stations Maison-Blanche et Musée d'Orsay, qui avaient fait des dizaines de blessés. Arrêté le 4novembre 1995 à Londres, où il travaillait au journal Al-Ansar, considéré comme un bulletin de propagande du GIA, Rachid Ramda n'avait été extradé de Grande-Bretagne que dix ans plus tard, au terme d'une longue bataille de procédure. Condamné en 2006 à dix ans de prison dans le volet délictuel de l'affaire, il avait été en 2002 le grand absent du procès criminel qui s'était soldé par la condamnation à la prison à vie de Boualem Bensaïd et Smain Aït Ali Belkacem, reconnus comme les deux auteurs principaux des attentats. L'accusation avait soutenu que Rachid Ramda était le donneur d'ordres pour Boualem Bensaïd et Aït Ali Belkacem, «celui qui motivait les troupes» et l'avait dépeint comme «la courroie de transmission de Djamel Zitouni», le chef du GIA en Algérie.

Manipulation?

Lors de ce second procès d'assises, la défense devrait à nouveau plaider la thèse d'une «manipulation» orchestrée par les services secrets algériens de l'époque, qui auraient délibérément mis les enquêteurs français sur de «fausses pistes» pour discréditer, voire éliminer, certains opposants après l'interdiction du Front islamique du salut (FIS) en 1992. L'accusé compte demander le témoignage à l'audience de Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur de l'époque.

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