letelegramme.com

 

Rechercher

 Areva. Une expertise judiciaire réclamée par Anne Lauvergeon

8 février 2012

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

L'ex-patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, engagée dans une guérilla judiciaire avec son ancien employeur, a demandé ce mercredi à la justice une expertise sur les conditions dans lesquelles le groupe nucléaire a commandé en 2010 un rapport sur son acquisition de la société minière UraMin.

La juge des référés Martine Provost-Lopin dira le 29 février si elle charge ou non un expert de travailler sur ce rapport de la société de conseil Apic, qui indiquait que cette OPA de 2007 avait été une "escroquerie" pour Areva. Le rapport Apic, dont Mme Lauvergeon conteste les conclusions, avait été, selon son avocat Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, le "détonateur" d'une enquête privée menée à partir de mars 2011 par la société suisse Alp Service.

Un enquête sur Anne Lauvergeon commanditée par Areva
Cette enquête, commanditée par un cadre dirigeant d'Areva, visait à déterminer si plusieurs personnes, dont l'époux de Mme Lauvergeon, Olivier Fric, avaient bénéficié de manière illégitime du rachat d'UraMin. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les investigations menées par Alp Service, à la suite d'une plainte pour espionnage de Mme Lauvergeon et de son époux. "La personne, l'intégrité et les compétences de Mme Lauvergeon sont mises en cause dans ce rapport" Apic, qui a été très largement médiatisé, a estimé son autre avocat, Me Alexandre Merveille.

Areva minimise
L'expertise sollicitée par Mme Lauvergeon, qui a dirigé Areva pendant 10 ans jusqu'en juin 2011, est un préalable à "une action en dommages et intérêts" qu'elle engagera contre Apic et Areva, a précisé Me Merveille, en qualifiant cette affaire de "mauvais film d'espionnage où le numéro deux espionne à son insu le numéro un". "On abuse de la patience du tribunal", a rétorqué l'avocat d'Areva, Me Jean Reinhart, en assurant que le nom de Mme Lauvergeon n'apparaissait que deux fois dans le rapport Apic. "Madame Lauvergeon n'a pas pu subir un préjudice du fait du rapport Apic", a-t-il affirmé, en y opposant le "désastre épouvantable" qu'a été, selon lui, le rachat d'UraMin.

Le conseil de la société Apic, le cabinet de Murielle Cahen, s'est refusé à tout commentaire devant la juge, invoquant "une clause de confidentialité" passée avec le groupe nucléaire.

  • L.B. avec AFP
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique