9 novembre 2009
La première alerte enlèvement en France avait eu lieu en 2005, lors du rapt suivi du viol de la jeune Aurelia. L'auteur présumé de cette agression comparaît aujourd'hui devant la cour d'assises du Maine-et-Loire.
> Les alertes sur mobile depuis la semaine dernière
Le 20 novembre 2005, l'enlèvement sur le parking d'une école de Jallais, au nord de Cholet, d'une enfant du village, avait donné lieu à l'expérimentation, avant l'heure, de la première «alerte enlèvement». Dans un premier temps, la photo de la fillette avait circulé, dès le soir même, dans tous les médias nationaux, avant que ne soit diffusé un portrait-robot de Dominique Guillouche, réalisé grâce aux descriptions de la soeur aînée de la victime, qui avait échappé à l'enlèvement, et d'un autre témoin. Plusieurs centaines de gendarmes avaient été mobilisés pour les recherches, suivies par un déploiement médiatique très important.
Un casier judiciaire vierge
Face à la pression, Dominique Guillouche devait libérer Aurélia à Cholet, le lendemain, puis s'était dénoncé avec son épouse auprès des gendarmes, deux jours après l'enlèvement. Son casier judiciaire était vierge au moment de son arrestation. Aujourd'hui, Dominique Guillouche, 40 ans, est accusé de multiples viols et agressions sexuelles (dont celui d'Aurelia) commis sur des mineures entre1996 et2005 dans le Choletais et le vignoble nantais. Il encourt 30 ans de réclusion criminelle. Dix-neuf victimes, dont 18 enfants, seront représentées sur les bancs des parties civiles, ainsi que l'association La Voix de l'Enfant. Aux côtés de Dominique Guillouche, trois autres personnes partageront le box des prévenus. Son ex-épouse, incarcérée elle aussi depuis les faits, sera jugée pour tentatives d'enlèvement, séquestrations, viols et agressions sexuelles sur mineures. Un homme et une femme comparaîtront libres, le premier pour non dénonciation, la seconde pour non dénonciation et soustraction de preuves.
Brest ville. Agressions sexuelles. Le grand-père condamné en appel