Allègre. «Le climat n'est pas l'urgence »
Scientifique de renommée mondiale, Claude Allègre explique pourquoi les responsables de la planète se trompent, à ses yeux, de priorité. Ancien ministre de l'Éducation nationale de son ami Lionel Jospin, il juge sévèrement les responsables d'un PS dont il est aujourd'hui éloigné.
La planète se mobilise dans quelques jours à Copenhague pour lutter contre le réchauffement climatique. Pensez-vous toujours que la communauté scientifique et les gouvernants ont mieux à faire?
Je suis favorable à ce qu'on réduise les émissions de CO2, mais pas seulement à cause de leur impact sur le climat. La situation des océans me paraît beaucoup plus préoccupante et urgente que l'effet sur le climat. Je ne critique pas Copenhague. Je pense simplement que cela ne va pas marcher parce qu'on n'use pas des bonnes formules. On prend les formules des quotas et des interdictions, et ça ne marche jamais. On avait prévu de réduire les émissions de CO2, et elles ont augmenté de 50%. La démarche est louable, mais ce n'est pas la bonne.
Climat, grippe A... Croyez-vous opportun d'attiser les peurs de la population alors que le moral de la population est déjà au plus bas?
Le traitement de la question de la grippe H1N1 est surtout un exercice de répétition pour le cas où il y aurait un jour une vraie pandémie. Il s'agit de remettre les services sanitaires en état de marche, parce qu'ils ne l'étaient pas vraiment. Même si on a un peu exagéré, il s'agit en réalité simplement d'une répétition. Je considère, en revanche, que l'on a tort d'effrayer les gens avec la question du climat à l'horizon d'un siècle. Ce n'est pas l'urgence. Ce qui est complètement anormal, c'est que l'on fasse tout ce battage à Copenhague avec les chefs d'État, alors qu'il y a eu le sommet de la FAO et qu'il n'y avait personne à Rome; alors qu'il y a eu le sommet de l'eau, l'année dernière en Turquie, et qu'il n'y avait personne. Or, la faim et l'eau constituent les deux problèmes les plus urgents. Il y a des milliers de gens qui meurent par manque d'eau. Et cela, ce n'est pas pour la fin du siècle; c'est pour aujourd'hui.
La semaine dernière, ceux qui s'appellent eux-mêmes les «faucheurs volontaires» ont détruit une vigne OGM en Alsace. Pourquoi vous opposez-vous au principe de précaution?
Tout simplement parce que cela n'existe pas. Il n'y a aucun danger du fait des OGM. Il n'y a aucune évidence de quoi que ce soit. Je pense qu'une partie de ces opposants est financée par Monsanto afin de laisser à ce dernier un monopole mondial des OGM. Un tiers de l'agriculture mondiale est désormais à base d'OGM. Nos agriculteurs vont avoir des prix de revient non compétitifs et, par conséquent, on est en passe de tuer notre agriculture. Il n'y a pas de principe de précaution. Il vaudrait mieux appliquer ce principe pour éviter que les gens se mettent en danger en traversant la rue...
Entre l'impromptu de Dijon, qui a opposé Ségolène Royal et Vincent Peillon et la fausse-vraie candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle, quel regard portez-vous aujourd'hui sur le Parti socialiste?
Le PS va rester une force politique importante, mais il faut qu'il travaille. Le moment n'est pas venu de se préoccuper des alliances. Le Parti socialiste doit mettre sur pied son propre programme, formuler ses idées, énoncer ses propositions. J'espère qu'il va pouvoir le faire après les élections régionales. C'est cela qui est important pour moi, qui ai appartenu à ce parti pendant quarante ans. Au-delà, c'est surtout important pour la démocratie française. Il faut une opposition solide. Or, cette opposition, pour l'instant, n'est pas solide parce que ces gens-là ne travaillent pas. Ils passent leur temps à se disputer. Parmi tous ces jeunes, il n'y en a aucun qui travaille. C'est un problème de paresse intellectuelle.
- Propos recueillis par Philippe Reinhard
13 réactions
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renato666
vous avez raison, la terre est plate !
Bonjour.
N'en déplaise à "plou56" et à tous ceux qui pensent que " la thèse dominante" est forcément la bonne, je répondrai simplement que si c'était vrai, la terre serait toujours plate et le centre de l'univers, on ne pourrait pas rouler en train dans les tunnels sous peine de mourir, on ne pourrait pas faire voler du plus lourd que l'air, on ne pourrait pas aller plus vite que la lumière, etc, etc... La liste est longue des "thèses dominantes " que l'avenir a contredit de façon magistrale.
il est bon de s'en rappeler, surtout à une époque où les progrès exponentiels de la communication de masse fabriquent très facilement une "pensée unique" que" tout le monde est d'accord de condamner", pour paraphraser Gustave Parking.
Ajouté le 30 novembre 2009 à 09h36
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emilie 06
il a raison
Même si Mr Allegre marche "à contre-courant", il mérite son titre de scientifique de renommée mondiale. Le " réchauffement climatique" sert à écarter du progrès les pays émergents. Il a raison de citer d'autre priorités. Donnons les céréales à manger à ceux qui ont faim et cessons de nous empiffrer de chair bovine dont l'élevage pollue à outrance ! La terre n'est qu'un seul pays et nous sommes solidaires, nous devrions l'être. une raëlienne
Ajouté le 29 novembre 2009 à 19h26
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plou56
Un scientifique hyper-contesté
Pourquoi donner dans vos colonnes la parole à un scientifique complètement isolé, qui va à l'encontre des thèses dominantes? Dans la même lignée, allez-vous interroger Thierry Meyssan, qui met en doute l'existence même des attentats du 11 septembre, pour une fine analyse de la géopolitique mondiale? Et pourquoi pas Raël sur les lois bioéthiques et le clonage? Et un témoin de Jéhovah sur le don du sang? Claude Allègre se trompe sur le réchauffement climatique, les experts sérieux ne cessent de le dire, ce serait bien que Le Télégramme en tienne compte. Si vous tenez absolument à lui donner la parole, ayez au moins l'honnêteté intellectuelle vis-à-vis de vos lecteurs de mettre en doute ses propos, et pas d'indiquer qu'il s'agit d'un scientifique de renommée mondiale. Cordialement
Ajouté le 28 novembre 2009 à 19h13
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0687...
NEOCOLONIALISME
toute cette com sur le climat ,c'est
pour empecher la montee en puissance des pays emergents,et pour preparer l'opinion à la penurie
de petrole, ceci dit si on pollue moins
c'est bien mais ce n'est pas le but
des personnes qui ont mis en avant
cette theorie, faut pas rever .
Ajouté le 28 novembre 2009 à 09h00
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TOTO RETRAITÈ CGT 06
BONNE ANALYSE !
Comme me ROYAL , les électrons libres , sont la vraie puissance du giron socialiste , et ils sont une valeur sûre !... Sans eux , et un tout , de valeurs ajoutées , le PS finirait comme le pcf , faute d'évolution positive !
Ajouté le 28 novembre 2009 à 06h21
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moulindekerbiquette
climat : conséquence d'un modèle sociétal défaillant ?
Pour un fois, je suis un tout petit peu d'accord avec C. Allègre. Il ne faut pas réduire Copenhague au seul problème du réchauffement climatique. C'est notre modèle sociétal et nos valeurs humaines qui sont en cause. La charte de l'environnement dit ainsi que "l'environnement est le patrimoine de l'humanité", c'est cette vision anthropocentrique qui est la cause de nos problèmes (lire M. Serres, par ex.)
Ajouté le 28 novembre 2009 à 10h36
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jlt95
^Pour un Copenhague de l'environnement humain
Je serais plus nuancé, ce n'est pas la seule urgence, n'oublions pas que 2 500 scientifiques du monde entier ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatique, et que le constat montre que qu'il est sans équivoque et que l'activité humaine en est la cause.
S'il est difficile aujourd'hui d'évaluer avec précision l'amplitude des impacts, le danger est en revanche bien certain, écosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans et si les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations pauvres ou en voie de développement, Afrique subsaharienne, Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires, les prochaines pourraient être issues de pays dits « riches », l'Europe, le France ne seront pas épargnées .
Avec le triomphe de la révolution industrielle, et celui de la science, dans un système capitaliste la nature est devenue une marchandise à vendre, le soleil est une boule de feu qui va détruire la terre dans cinq milliard d'années, l'Himalaya est un glissement de terrain, nous éventrons la terre, nous détournons les fleuves, nous rasons les forêts sans égards ni soins pour préserver un milieu de vie.
Le proverbe indien dit : " nous n'avons pas hérité de nos ancêtre , nous l'avons emprunté à nos enfants", il est grand temps de s'interroger sur comment nous avons fait fructifier cet emprunt.
Sans tomber dans le « conservatisme vert » qui voudrait qu'on arrête le développement de la société au nom d'une « pureté écologique » plus fantasmatique que réelle, il convient de réfléchir à comment respecter la nature, non pas parce qu'elle ne peut pas être touchée, mais parce qu'aujourd'hui elle devient aussi fragile, aussi petite qu'un jardin.
Le système de société adopté après la dernière guerre mondiale, ne favorise plus aujourd'hui l'épanouissement humain, le passage d'une forme à une autre, mais détruit.
Il est le responsable de quatre crises : financière, alimentaire environnementale et sociale.
En bâtissant une société basée sur l'individualisme, où les gens ne vivent plus avec les autres, ou nous ne sommes plus capables de donner de l'attention aux autres, ou un verre d'eau est une marchandise qui se vend, en cédant à la recherche du plaisir à tout prix, au consumérisme effréné, partout dans le monde nous faisons fausse route.
Copenhague doit être une affaire de reconquête d'humanisme, pas uniquement de CO2.
Sur les OGM, Corinne Lepage Vice présidente de la commission environnement au parlement européen, a demandé le 20 Novembre des tests complémentaires et exprime ses doutes sur la qualité du processus d'évaluation des risques des OGM au niveau européen.
"Au minimum, des tests complémentaires devraient être effectués sur ce
maïs transgénique et l'intégralité des études existantes devraient
être rendues publiques", estime Corinne Lepage. "L'AESA n'a toujours
pas amélioré ses procédures d'évaluation des risques des OGM,
contrairement à ce qu'avait souhaité une majorité d'Etats membres dont
la France lors de sa présidence en 2008."
Variations des plaquettes sanguines, du cholestérol, de l'activité rénale, du poids des coeurs et des testicules - ont été constatés avec le maïs MIR 604 de Mosanto, il ne faut pas retomber dans le système de l'amiante.
Ajouté le 28 novembre 2009 à 10h26
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jeanpierrecanot
VIVE COPENHAGUE ET LA MITIGATION !
La FAO - Food and Agriculture Organization of the United Nations, outil primordial des Nations unies dans le domaine de l'agriculture et de l'alimentation, vient enfin de publier en octobre 2009 un rapport essentiel : « Food Security and Agricultural Mitigation in Developing Countries : Options for Capturing Synergies»[1].
Ce document qui serait un projet, doit être présenté au prochain sommet de Copenhague, il est comme à l'habitude, dans notre monde de culture - si l'on peut dire- unique, rédigé en Américain, mélange de Globish et de pidgin (41 acronymes, comme si on ne pouvait pas s'exprimer intelligemment !), ce qui en rend la compréhension difficile et qui fait sans doute que bien des experts et spécialistes n'en prendront même pas connaissance.
Ce rapport s'appuie sur le fait que « Plusieurs stratégies efficaces d'atténuation du changement climatique par l'agriculture, bénéficient à la fois à la sécurité alimentaire, au développement et à l'adaptation au changement climatique.../... Le défi consiste à capturer ces synergies potentielles tout en gérant les compromis qui pourraient avoir des effets négatifs sur la sécurité alimentaire ».
On notera que l'atténuation du changement climatique par l'agriculture s'appelle « la mitigation de l'agriculture » et il semble que cela soit français même si selon le Larousse le terme ne s'applique pas à cette situation!
S'agissant surtout de problèmes alimentaires, Chrysale ne manquerait de nous dire ; « Je vis de bonne soupe et non de beau langage.», mais il faut en passer par là.
En clair, la crise des prix alimentaires et le réchauffement climatique sont les problèmes prioritaires du moment.
Le monde a de plus en plus faim, on ne produit pas assez, l'agriculture est le seul outil de production de l'alimentation, elle est à la fois responsable d'émission de gaz à effet de serre, et peut potentiellement participer à l'atténuation des émissions mondiales de ces gaz.
On est particulièrement surpris de constater que le rapport indique que l'agriculture est responsable de 14% des émissions de gaz à effet de serre, sans préciser s'il s'agit d'une émission brute ou nette.
On présente à ce sujet sa capacité d'atténuation (réduction et/ou élimination des émissions comme un élément potentiel, ce qui semblerait bien indiquer que l'on ne considère que sa capacité d'émission brute
Il semble que l'on oublie un élément essentiel : la photosynthèse, et que l'on en découvre tout à coup un tout nouveau aussi essentiel : la séquestration du carbone par les sols.
On oublie en effet que le CO² est le carburant des plantes, la chlorophylle permettant par le jeu de la photosynthèse de le capter dans l'atmosphère pour synthétiser la biomasse qui est de la matière organique c'est-à-dire dont toutes les molécules contiennent du carbone.
Ceci montre l'importance du couvert végétal, en particulier les forêts, notamment dans leur phase de croissance.
La séquestration du carbone par les sols, qui nous permet d'utiliser les carburants fossiles stockés depuis des millénaires n'est pas une technique nouvelle en agriculture. La récupération des déchets organiques relève de techniques ancestrales qui ont certes été contrecarrées par l'écobuage ou par le trop peu d'attention apportée à l'érosion.
Il faut noter que contrairement à la simple captation qui commence à se réaliser dans le secteur secondaire, la séquestration est suivie ici d'un recyclage en matière organique.
On note qu'un des éléments en faveur des biocarburants tient à ce qu'ils permettent de recycler le CO² de façon quasi instantanée alors qu'il faut attendre des millénaires pour le recycler en carburant fossile. La contrepartie est, ainsi que l'indique le rapport, que la production de biocarburants risque de priver l'agriculture de terres plus utiles pour la production de nourriture.
On peut sur ce dernier point se poser la question, lorsqu'on voit l'importance des friches, souvent subventionnées, dans les pays développés de savoir si finalement il n'existe pas suffisamment de terres arables pour tout faire.
Il y a donc une profonde injustice à ne considérer que les émissions brutes du secteur agricole, ce qui conduit d'ailleurs à le pénaliser par les taxe carbone payée sur les intrants conduisant à des émissions.
Il serait plus juste de considérer les émissions nettes, qui ont des chances de devenir négatives et qui devraient en conséquence donner lieu à rémunération du secteur agricole pour le recyclage ou la séquestration du CO² qu'il est seul à opérer.
Il faut enfin insister sur un des effets pervers de la mondialisation qui dans la production agricole, et notamment alimentaire a supprimé le principe essentiel de proximité qui voudrait que la production se fasse au plus près de la consommation. La conséquence est triple :
- Une augmentation des prix, liés aux coûts de transport de produits agricoles circulant en tous sens à travers le monde.
- Une augmentation forte des émissions de gaz à effet de serre liée à ces transports et que l'on impute sans doute à l'agriculture.
- Un accroissement de la famine, directement lié à des principes politiques aberrants, notamment l'ajustement structurel, chez les pays en développement, qui voudraient que ces pays ne recherchent pas en priorité leur autosuffisance alimentaire, mais une indépendance financière qu'ils obtiendraient par la mise en oeuvre d'une agriculture industrielle permettant des exportations génératrices de devises.
On en arrive à un néo-colonialisme, pire que l'autre où les produits industriels payés à bas prix par les pays riches ne permettent pas l'achat de produits alimentaires de base à ces mêmes pays. Le coton africain produit en lieu et place du mil ou sorgho ne permet pas d'acheter du blé ou du riz.
La « mitigation » de l'agriculture en prend au passage un sacré coup par les doubles transports, car même si les exportations ne permettent pas de payer l'alimentation, il faut bien importer celle-ci, ne serait-ce qu'au moyen de l'aide alimentaire mondiale.
Le rapport indique : « Un certain nombre de mécanismes qui pourraient débloquer - il n'y aurait pas qu'eux !- les avantages potentiels de l'agriculture pour la mitigation, la sécurité alimentaire et le développement agricole.
Une gamme d'options de financement -public, public privé et marché du carbone - font actuellement l'objet de négociations en vue d'initiatives de mitigation dans les pays en développement.
Ceci pourrait consister en des sources de financement pour les initiatives de mitigation de l'agriculture, mais pourrait aussi faire l'objet d'un Fonds international dédié au soutien de la mitigation de l'agriculture dans les pays en développement et à la coordination des financements provenant de l'aide publique au développement de l'agriculture... ».
On croit rêver ! Voilà donc les pays les plus riches, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, donc, les plus gros démolisseurs du climat si ce que disent les pseudo scientifiques spécialistes de celui-ci est vrai, qui vont enseigner aux pays en développement comment faire la mitigation de leur agriculture, alors que celle-ci à ses balbutiements est au maximum du ratio captation recyclage/émission.
Voilà les pays les plus riches, qui ont été incapables depuis les indépendances, d'aider ces malheureux à assurer leur autosuffisance alimentaire, qui vont éradiquer la famine en transposant chez les autres des outils qu'ils n'ont pas su appliquer chez eux.
Mais de quoi je me mêle ! dirait à juste titre cette brave Sénégalaise qui se bat avec les femmes de la vallée du fleuve, pour que les hommes ne partent pas à l'étranger au risque de leur vie, mais mettent en valeur les terres du pays.
« En Afrique dit-elle les projets de lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations ».
Mais de quoi je me mêle ! dirait Madame Mambisa MOYO auteur de « L'aide fatale» qui démontre que les pays en développement, l'Afrique notamment, peuvent se débrouiller tous seuls.
Le drame n'est-il pas que nous nous moquons éperdument du développement de ces pays et de la mort de faim de milliers d'enfants par jour ? Il est vrai qu ils ne sont pas comptés !
Il ne nous intéresse ce développement que s'il nous permet une mitigation qui corrigera nos erreurs passées et nous permettra de continuer à vivre au dessus des moyens que nous donne notre environnement.
N'est-ce pas le responsable français de la coopération qui avant d'inventer un loto pour financer le développement en Afrique, déclarait en 2008 : « Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu'on veut les aider, mais qu'on veut aussi que cela nous rapporte» ?
L'économie réelle s'appuie sur la priorité donnée aux actes économiques conduisant à satisfaire dans l'ordre : les besoins alimentaires, la santé et l'éducation. Il se trouve que l'on méprise ces facteurs limitants du développement dans celui que l'on prétend durable, pour leur substituer des éléments d'économie fictive - la taxe carbone en est un essentiel - éléments dont on refuse de voir où il nous conduisent dans la crise économique où nous ne faisons qu'entrer.
Vive la mitigation, et pourquoi ne pas la mettre à l'honneur au moyen de cet hymne pour Copenhague ?
[1] Sécurité alimentaire et contribution à l'atténuation climatique : Options pour la capture des synergies.
Hymne pour COPENHAGUE
Refrain :
Quand allons nous mitigassier,
Mitigassier, mitigassier,
Quand allons nous mitigassier
Mon durable adoré ?
Couplet 1
Y a eu Kyoto qui a pas marché
Et puis Bali qui a foiré
Á Copenhague ou il fait froid,
Faudra se réchauffer
Refrain
Couplet 2
Les faits de serre moi dans tes bras
Seront bientôt taxés
Car bonne amie nos émissions
Doivent être maîtrisées
Refrain
Couplet 3
Y aura le Giec, la FAO
Le FMI et puis BORLO
On parlera du VCS,
Du CDM de l'AFOLU
Refrain
couplet 4
Y aura l'IFAD, l'IPCC,
Les ONG et Yan Arthus
Et puis HULOT avec BOVÉ
Et ce cher Cohn BENDIT
Refrain
Couplet5
On va taxer les crève-la-faim
Parce ils nous pompent l'air
Et Joyandet f'ra un loto
Pour payer ces impôts !
Refrain.
o O o
Ajouté le 3 décembre 2009 à 19h35
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rdem...
priorités
Qui meurt du réchauffement?
Faim: un enfant meurt toutes les 6 secondes.
Malaria: 30 millions de morts les 20 dernières années;
Sida: 20 millions de malades en Afrique, et 5 meurent par an.
Guerres civiles?
Ajouté le 28 novembre 2009 à 16h45
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mul
pub
Ce mr Allègre a trouvé le moyen de faire parler de lui pour revenir au 1er plan politique, lui qui avait été "éjecté" du gouvernement et sortie par la petite porte.
Ajouté le 28 novembre 2009 à 08h54
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loui...
aventurier
Il me parait évident qu'il faille luter contre le réchaufement climatique même si la causer réelle est incertaine l'humanité l'agrave...il faudrait réduire la population mais ça...
Ajouté le 28 novembre 2009 à 08h23
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dan
perseverare.....
votre " scientifique de renommée mondiale" s'est surtout illustré par ses bourdes:
-le scientifique qui annoçait , en 1976 ,...l'explosion imminente du volcan La Soufrière !
-le politique qui ,après 1997 , a consciencieusement savonné la planche du gouvernement Jospin !
Pour ne retenir que ses 2 plus beaux exploits ! Car il en a d'autres à son actif !
Au fait , à son actif -au vrai sens du mot -qu'on me cite UN SEUL FAIT CONCRET !
On lui a construit une réputation ( il a même été ,parfois , doté du Nobel de ....géologie ( qui n'existe pas !) !
Qu'a donc découvert cet éminent chercheur ????
Ajouté le 28 novembre 2009 à 09h20
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cude...
Mauvaise Analyse sur le Climat de la part de mr Alllègre
Tout est urgence pour le climat, pas que les océans, faut supprimé les centrales nucléaire et ligne THT, remplacé par des centrale solaires, parc éoliens dans les terre et le long du Littoral. Mr Allègre à tort et ferais mieux de ce taire, car il n'y connais rien dans le climat, et ferais un beau couple avec Mme Royal
Ajouté le 29 novembre 2009 à 17h00
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