letelegramme.com

 

Rechercher

Affaire Woerth. L'USM contre une enquête préliminaire

9 juillet 2010

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • L'article au format PDF
  • Imprimer cet article

Avec l'affaire Woerth-Bettencourt, le principal syndicat de magistrats, l'USM, dénonce une nouvelle atteinte à «l'indépendance de la justice». Le Rennais Nicolas Léger, membre du conseil national, s'explique.

Est-ce la décision du parquet de Nanterre d'ouvrir une enquête préliminaire sur les allégations de financement illégal de l'UMP qui pose problème?
Oui! Quelle apparence de crédibilité peuvent avoir des actes d'enquête, même s'ils étaient faits de bonne foi, conduits par le procureur de Nanterre (Philippe Courroye) qui a été nommé par la chancellerie malgré l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature, et qui affiche ouvertement sa proximité avec l'Élysée? Ce alors même que son nom est cité au travers d'écoutes sauvages où l'on apprend qu'il est justement susceptible d'intervenir en faveur de Liliane Bettencourt à la demande d'un conseiller du président de la République! Seul un magistrat indépendant du pouvoir politique, comme l'est actuellement le juge d'instruction, peut conduire des investigations pénales en étant au-dessus de tout soupçon de partialité. Mais ce n'est pas ce choix qui a été fait, alors même que Nanterre dispose d'un pôle d'instruction économique très pointu!

Quid de la réforme pénale et de la suppression du juge d'instruction?
Officiellement, côté Élysée, elle est reportée à 2012 et conditionnée à l'éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. La Chancellerie, elle, indique qu'elle présentera sa réforme par petits bouts... Le projet est finalisé et doit être transmis au conseil des ministres. Mais rien n'a été modifié. Le juge d'instruction doit toujours être supprimé et le statut du parquet le rend toujours dépendant du pouvoir politique.

Au-delà de la justice (médias, pouvoir), on semble aujourd'hui entrer dans l'ère du soupçon permanent. Faut-il s'en inquiéter?
Oui! Pourquoi en est-on arrivé là? Pourquoi cette défiance envers les institutions? Parce que les garanties statutaires et constitutionnelles d'impartialité et d'indépendance ont été amoindries ou détournées. Pas de confiance sans ces garanties là. Pour la presse, c'est pareil. Il faut au moins qu'elle puisse vivre et avoir les moyens d'être indépendante économiquement.

  • Propos recueillis par Hervé Chambonnière
  • Exporter cet article
  • Partagez cet article sur Facebook
  • Envoyer cet article sur twitter
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

Dans la même rubrique

Abonnements et services

S'abonner au télégramme
Appli iPhone Android Le Télégramme

Forfait mobile et carte sim prépayée Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Les annonces professionnelles avec OPE, Opportunités pour l'Entreprise | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat Jacques Vabre | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique