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Affaire Karachi. Nadine Morano mise en examen pour diffamation

4 juin 2012

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L'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi poursuit en justice l'ancienne ministre UMP. Comme le veut la procédure en matière de diffamation, Nadine Morano a automatiquement été mise en examen, ce lundi. La plainte avait été déposée après un vif échange entre l'avocat et la ministre sur le plateau de Canal +. 

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Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes, avait porté plainte fin octobre 2011 contre l'ancienne ministre de l'apprentissage. Nadine Morano avait accusé l'avocat de "se faire de la pub sur le dos" de Nicolas Sarkozy.

Lors d'un vif échange, le 22 septembre sur Canal +, alors que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert venaient d'être mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Me Morice avait accusé l'ex-chef de l'Etat d'être "au coeur de la corruption, c'est-à-dire au coeur du système qui a été mis en place pour verser des commissions et surtout pour permettre le retour illicite" de rétrocommissions.
"Vous êtes en train de faire votre pub sur le dos du président de la République", avait répliqué Nadine Morano en accusant l'avocat de "ne pas défendre dignement les familles" des victimes.

Dans sa plainte consultée par l'AFP, Me Morice estimait qu'"il s'agit d'une accusation extrêmement grave à l'égard d'un avocat" et que Mme Morano a porté "une atteint majeure à l'honneur professionnel". Simultanément, l'avocat avait porté plainte pour "menaces" contre Brice Hortefeux après que l'ex-ministre de l'Intérieur eut déclaré dans un hebdomadaire que Me Morice "devrait être fracassé". Le procès de M. Hortefeux se tiendra le 18 octobre 2012.

L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN), pourrait être lié, selon les enquêteurs, à l'arrêt, en 1996, du versement de commissions liées à des contrats d'armement. Dans le volet financier de l'enquête, les enquêteurs s'interrogent sur l'existence de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

  • La redac web avec AFP
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