2 octobre 2009
Le meurtre de Marie-Christine Hodeau par un criminel récidiviste "connu" aurait "sans doute pu être évité", selon François Fillon. Le Premier ministre a précisé qu'il ne s'interdisait "aucune réflexion sur aucun sujet", notamment sur la castration chimique.
"Ce que je partage, c'est l'émotion de la population dans notre pays devant le crime absolument odieux qui aurait pu être évité et qui a été commis", a-t-il affirmé à l'occasion d'un déplacement à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) sur le thème de la prévention de la délinquance.
"La question qui est posée par les Français, c'est comment peut-on faire pour que ça ne se produise plus, et que nous n'ayons plus de crimes comme celui-là qui aurait pu sans doute être évité par un meilleur accompagnement du délinquant en question qui était connu", a-t-il poursuivi.
"Nous ne nous interdisons aucune réflexion sur aucun sujet", a-t-il également dit, regrettant la décision du Conseil constitutionnel d'avoir empêché la rétroactivité de la loi de 2008 sur la rétention de sûreté pour les criminels jugés encore dangereux en fin de peine. Il a souhaité rendre plus "contraignante" la possibilité offerte par la loi de recourir à la castration chimique.
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