21 septembre 2009 - 1 réactions
> Le point de vue de Christine Clerc
Un ancien Premier ministre sur le banc des accusés. C'est d'abord cette image qui a frappé les esprits à l'ouverture au tribunal correctionnel de Paris du procès de l'affaire Clearstream. Il est 13H45. Domiique de Villepin, devenu avocat international, s'avance, accompagné de sa femme et de ses trois enfants. Il comparait pour dénonciation calomnieuse.
Il prend place sur le banc des prévenus, aux côtés de l'ancien trader devenu agrégé de mathématiques, Imad Lahoud, de l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, du journaliste Denis Robert et l'ex-auditeur d'Arthur Andersen Florian Bourges.
Après avoir fait décliner aux prévenus leur identité, et devant une salle d'audience bondée, le président de la 11e chambre, Dominique Pauthe, a fait un rapide résumé des charges pesant sur les cinq prévenus et procédé à l'appel des parties civiles. Une quarantaine en tout dont Nicolas Sarkozy.
Durant un mois, le tribunal correctionnel va devoir démêler le vrai du faux dans cette abracadabrante histoire de faux listings. L'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir participé à une machination visant, selon l'accusation, à déstabiliser Nicolas Sarkozy en lui attribuant ainsi qu'à d'autres personnalités des comptes occultes dans la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Ces faux listings avaient été transmis à la justice.
L'avocat de Nicolas Sarkozy, principale partie civile dans le procès, Thierry Herzog est arrivé dans le calme. Visiblement tendu, il n'a fait aucune déclaration.
Proche de Villepin, François Goulard, s'étonne que le chef de l'Etat se soit porté partie civile dans ce procès : "Je trouve incongru que le président de la République soit partie civile, alors même que son statut sur le plan judiciaire est totalement hors norme", a déclaré le maire de Vannes dans les couloirs de l'Assemblée. "Le chef de l'Etat ne peut pas être poursuivi. Il a un rôle éminent dans le fonctionnement de la justice à la tête du Conseil supérieur de la magistrature", a développé M. Goulard. "Ce sont ces données-là qui en font un procès politique, et non la volonté de Dominique de Villepin", selon lui.
Le procès doit s'achever le 23 octobre et la décision être mise en délibéré.

23 mai 2012 à 20h02 - 16 réaction(s)
23 mai 2012 à 18h21

23 mai 2012 à 16h37 - 1 réaction(s)
23 mai 2012 à 13h40 - 1 réaction(s)