9 février 2012
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Eric Woerth était entendu ce jeudi dans le cadre de l'information suivie pour escroquerie, abus de confiance, blanchiment, abus de faiblesse et recel au préjudice de Liliane Bettencourt. La dénomination exacte de sa mise en examen est "recel à raison d'une présumée remise de numéraire qui lui aurait été faite par Patrice de Maistre".
La veille, dans un autre volet, visant le trafic d'influence passif et le financement illicite de parti politique ou de campagne électorale, il avait été mis en examen pour trafic d'influence passif, une infraction sanctionnée de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.
La mise en examen de ce jeudi montre que les juges sont loin d'avoir pris à la légère les affirmations de l'ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, à propos d'une enveloppe d'argent qui aurait été remise à l'ex-trésorier de l'UMP en 2007. Ce qui avait alimenté des soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Le recel est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende. L'intérêt pour les juges de ce chef de mise en examen est le mode de calcul de la prescription de trois ans pour le délit de recel : elle ne commence qu'à partir du moment où le receleur s'est dessaisi du bien incriminé.
Si Eric Woerth avait été mis en examen pour financement illicite de parti politique, pour des sommes reçues en janvier 2007, il y a de fortes chances que ce délit ait été considéré comme prescrit avant l'ouverture d'une information judiciaire le concernant.

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