"Quand nous aurons négocié un nouvel accord" sur les relations de la Grande-Bretagne avec l'UE, "nous offrirons aux Britanniques un référendum avec un choix très simple : rester au sein de l'UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement. Ce sera un référendum sur l'appartenance ou non à l'UE", a déclaré M. Cameron qui a prononcé à Londres un discours-clé sur l'Europe.
"Je ne suis pas un isolationiste" Cette consultation interviendra dans la première moitié de la prochaine législature qui commence en 2015, a-t-il précisé. La nouvelle relation du Royaume-Uni avec l'UE "sera une relation centrée sur le marché unique", a-t-il dit. "Si nous ne répondons pas aux défis, le danger est que l'Europe échoue et que les Britanniques dérivent vers la sortie", a-t-il averti.
"Je ne suis pas un isolationiste", a également assuré le dirigeant conservateur. "Je ne veux pas juste un meilleur accord pour la Grande-Bretagne. Je veux un meilleur accord pour l'Europe aussi", a-t-il dit.
Cameron devra affronter l'ire des libéraux-démocrates, europhiles convaincus "Ce sera la première fois que des millions d'électeurs auront leur mot à dire sur l'UE depuis le référendum sur le marché commun en 1975", a rappelle le Daily Mail.
Le Guardian (opposition) parle de son côté "d'un moment de vérité pour un homme opposé au risque" qui a "tergiversé et hésité" pendant toute la première moitié de l'année sur la conduite à tenir sur ce sujet. Son plan "recèle de nombreux pièges", souligne le journal, car les patrons britanniques peuvent "lever le drapeau de la révolte". M. Cameron va en outre devoir affronter l'ire de ses partenaires libéraux-démocrates, europhiles convaincus, au sein de la coalition et l'inconnue de la réaction de ses partenaires européens, explique-t-il.
Le Financial Times se fait l'écho de l'inquiétudes des milieux d'affaires. "C'est une stratégie à haut risque, qui va mettre à l'épreuve la volonté de Paris et Berlin d'accepter une révision des relations du Royaume-Uni avec l'UE".
"Dangereux pour la Grande-Bretagne elle-même" (Fabius) "On ne peut pas faire l'Europe à la carte", a rétorqué le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur France Info. "Nous souhaitons que les Britanniques puissent apporter des éléments positifs à l'Europe". Mais "l'Europe, admettons que ce soit un club de football : on adhère à ce club, mais une fois qu'on est dedans, on ne peut pas dire on joue au rugby", a-t-il lancé.
"Ca risque d'être dangereux pour la Grande-Bretagne elle-même, parce que la Grande-Bretagne hors de l'Europe (cela va être) difficile", a poursuivi le chef de la diplomatie française. "L'autre jour j'étais dans une réunion avec des hommes d'affaires britanniques et je leur ai dit : écoutez, si la Grande-Bretagne décide de quitter l'Europe, nous vous déroulerons le tapis rouge", a ironisé M. Fabius, en réponse à son homologue britannique qui s'était dit prêt à dérouler le tapis rouge aux entreprises fuyant l'impôt en France.
"Etre membre de l'Union européenne présente des obligations" "Le président de la République a évidemment manifesté son souhait que le Royaume-Uni demeure au sein de l'Union européenne", a expliqué la porte-parole à l'issue du Conseil des ministres, soulignant en outre qu'"être membre de l'Union européenne présente des obligations", dont la "solidarité".
Ce mercredi soir, François Hollande a directement répondu à David Cameron. "Le Royaume-Uni peut parfaitement décider par un référendum de rester ou de quitter l'Union européenne, c'est la décision et des gouvernants de ce pays et
des Britanniques eux-mêmes", a déclaré le chef de l'Etat devant la presse à Grenoble. "Mais ce que je dis au nom de la France, en tant qu'Européen, c'est qu'il n'est pas possible de négocier l'Europe pour faire faire ce référendum".
"La Grande-Bretagne est un membre particulier de l'Union européenne, bien sûr, et depuis l'origine, elle a demandé à un moment donné un chèque, qui existe toujours, elle n'est pas dans les accords de Schengen, mais en même temps, elle est extrêmement utile", avait, plus tôt, commenté le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, sur BFM TV et RMC.
"L'esprit européen, c'est aussi de respecter la diversité, l'Europe c'est l'unité dans la diversité", a-t-il dit. "Je suis partisan d'une Europe unie et d'une Europe qui soit différenciée, une Europe où certains puissent avancer plus vite que d'autres", a observé M. Moscovici.
"Il est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne que notre économie redémarre" (Merkel) La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite mercredi "prête à discuter des souhaits britanniques" concernant l'Union européenne. "Nous sommes naturellement prêts (...) à discuter des souhaits britanniques", a déclaré la chancelière en réponse à une question en marge d'une conférence de presse avec le président béninois Thomas Boni Yayi, tout en précisant: "mais nous ne devons pas perdre de vue que d'autres pays ont aussi des souhaits et que nous devons in fine trouver un compromis équilibré".
"Nous avons encore du temps et pour moi, ce qui est en tête de l'ordre du jour, c'est de trouver un plan budgétaire à moyen terme car cela conditionne aussi la croissance en Europe, et qu'il est également dans l'intérêt de la Grande-Bretagne que notre économie redémarre", a par ailleurs souligné la chancelière.
"Le Royaume-Uni peut façonner l'UE en travaillant avec ses partenaires" (Schulz) "Nous avons besoin d'un Royaume-Uni membre à part entière, qui ne reste pas ancré dans le port de Douvres", a dit le président du Parlement européen, Martin Schulz, sur son compte Twitter. "Le Royaume-Uni peut façonner l'UE en travaillant avec ses partenaires", a-t-il ajouté.
Mais, a mis en garde M. Schulz, "l'Europe à la carte de M. Cameron n'est pas une option". "Nous devons nous concentrer sur la façon de ramener la croissance et des emplois en Europe plutôt que perdre notre temps dans des discussions sur des changements de traités", a insisté M. Schulz, un social-démocrate allemand.
La Commission européenne a toutefois "salu[é] le fait que David Cameron veuille rester dans l'Union européenne", selon sa porte-parole, Pia Ahrenkilde-Hansen, en ajoutant qu'il était "dans l'intérêt de l'UE et dans l'intérêt du Royaume-Uni" que Londres soit un "membre actif" de l'Union.
pollus
monnaie
le royaume uni n'a pas voulu
de la monnaie euros
la reine mère,exigeait sa photo
sur les billets,ce qu' aucun français
n'aurait pu supporter Ajouté le 24 janvier 2013 Ã 14h45
gurn
racisme ordinaire
et nous si on continue à être aimable comme ça avec nos voisins, c'est nous qui allons nous faire virer ! tout ce que je sais c'est que tout mes amis qui sont partis là bas ( londres 6ème ville de france !!!) ont du boulot !!!! la france est un pays de cador admirateur de leur nombril et pourtant tellement à là traine ! le revers va être violent !!!!! Ajouté le 24 janvier 2013 à 10h43
botul
et moi je dis...
qu'il faut reboucher le tunnel ;-)) Ajouté le 23 janvier 2013 Ã 18h36
VoxCat
@Nemur
Je suis bien d'accord avec vous...
Surtout les jaloux vous oubliez tout de même les projets commun France / Angleterre (et pas que en foot) Ajouté le 23 janvier 2013 à 17h48