Toute la nuit puis toute la journée de dimanche, les pompiers ont poursuivi leurs recherches dans les entrailles du navire couché sur le flanc et à moitié immergé, à quelques encablures de la côte, en Toscane. Le Concordia, un paquebot de croisière géant de Costa Croisières, s'est échoué vendredi soir, avec plus de 4.000 passagers et membres d'équipage à son bord. Le bilan s'est alourdi dans l'après-midi avec deux autres corps retrouvés. Ce qui porte à cinq, dont deux Français, le nombre de personnes décédées, une soixantaine d'autres croisiéristes sont blessés. A la mi-journée, le nombre de personnes manquant à l'appel était ramené à 15 mais le Quai d'Orsay indiquait en fin d'après-midi être sans nouvelles de 21 Français. Du côté de l'enquête, on cherche à comprendre comment un tel accident a pu se produire. Le commandant a été incarcéré. Ce matin, le procureur confirme qu'il a quitté le navire bien avant que les derniers passagers ne soient évacués.
17h58. Des rescapés décrivent des scènes dignes du Titanic
Les témoins du naufrage décrivent des scènes apocalyptiques, qu'ils comparent à la catastrophe du Titanic, mères se disputant des gilets de sauvetage ou batailles pour monter sur les chaloupes.
"Dans un couloir, nous avons cassé une vitre et avons pris des gilets de sauvetage mais comme il n'y en avait
pas beaucoup on se les volait entre nous", raconte une rescapée aux journaux italiens. Un couple confie que "dans un moment comme ça tu ne poses pas de questions, tu penses seulement que tu risques de mourir".
17h32. Paris sans nouvelles de 21 Français 21 Français qui participaient à la croisière sur le Costa Concordia manquent toujours à l'appel, a déclaré dimanche à l'AFP le ministère des Affaires étrangères. "Nous sommes en train de les rechercher". Le Quai d'Orsay n'exclut pas qu'ils aient pu rentrer chez eux par leurs propres moyens. Quinze personnes qui se trouvaient à bord du bateau sont encore portées disparues, selon les autorités italiennes.
Le bilan provisoire du naufrage est de cinq morts, dont deux Français dont les identités n'ont pas été rendues
publiques, et une soixantaine de blessés.
16h14. Les garde-côtes annoncent que deux cadavres ont été découverts à bord du paquebot naufragé Deux corps ont été trouvés à bord du Costa Concordia, ont annoncé les garde-côtes aux journalistes italiens, faisant monter le bilan à cinq morts.
Les deux cadavres ont été localisés par des plongeurs à l'arrière de la partie immergée du navire qui gît sur un flanc, incliné à 90 degrés.
16h. Le navire de tous les superlatifs Tout comme le Titanic à son époque, le Concordia accumulait à lui seul tous les superlatifs. Navire amiral de
la flotte Costa depuis son lancement en 2006, ce tour de force des chantiers navals italiens Fincantieri était le
plus grand navire jamais construit en Italie : 290 mètres de longueur pour 38 de largeur !
Pour manoeuvrer et entretenir ce géant des mers comptant dix-sept ponts, pas moins de 1.068 membres d'équipage étaient nécessaires, ce qui en faisait une ville flottante pouvant accueillir jusqu'à 3.780 passagers. Ils étaient répartis sur 1.500 cabines, plus 70 luxueuses suites. Pour nourrir tout ce petit monde, cinq restaurants, dont le très exclusif "Club Concordia".
14h30. Le Concordia était le fleuron de Costa, leader européen de la croisière Filiale du numéro un mondial de la croisière, l'américain Carnival, le groupe italien Costa Croisières est le leader européen du secteur avec près de 3 millions de passagers par an et une flotte de 16 paquebots.
Le Costa Concordia était un fleuron de cette flotte, avec ses 17 ponts, ses 4 piscines dont 2 couvertes, ses 3.800 passagers et 1.100 membres d'équipage.
A l'image de la croisière en Europe, Costa a connu une croissance exponentielle de son activité dans les années 2000, grâce à un nouvel engouement des touristes lié à une baisse des prix.
13h25. Plus que 17 disparus Après recoupements, le nombre de disparus a été ramené à 17, a indiqué à l'AFP le président de la région Enrico Rossi. "Des contrôles et recoupements ont permis de réduire le nombre de personnes disparues; dans la dernière
réunion, on m'a communiqué qu'il manquerait à l'appel 11 passagers et six membres d'équipage". Jusqu'à présent, les secours parlaient de 34 ou 36 personnes encore à localiser, à côté d'un bilan de trois morts et une quarantaine de blessés.
13h10. 385 passagers français ont été rapatriés à Marseille
385 passagers français ont été rapatriés à Marseille dans la soirée et la nuit de samedi à dimanche après le naufrage du Costa Concordia, a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Neuf autocars les ont ramené ces passagers à leur point de départ où un dispositif sanitaire, psychologique et administratif avait été mis en place. 155 d'entre-eux ont demandé à bénéficier "du soutien psychologique de la cellule de crise" et 289 personnes ont été hébergées pour la nuit dans des hôtels de Marseille.
Un dixième autocar est attendu dimanche en début d'après-midi dans la cité phocéenne, sans qu'il soit précisé combien de passagers sont à bord.
12h02. Un Italien extrait de l'épave Ils avaient entendu une voix, et depuis ils s'escrimaient pour sauver le passager : ce midi, les secours ont extrait un paquebot un troisième rescapé. Dans la nuit, c'est un couple de jeunes mariés sud-coréens qui avait été découvert dans sa cabine.
Cette fois, c'est un Italien membre de l'équipage qui a été sauvé. Selon les médias italiens, il aurait un membre cassé. Un hélicoptère a été positionné au-dessus du bateau visiblement pour effectuer l'évacuation.
11h30. Des détails sur le naufrage D'après le procureur Verusio, le commandant "s'est approché de manière très maladroite de l'île du Giglio, a heurté un rocher qui s'est encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes". Selon les éléments recueillis, le commandant a alors manoeuvré de manière à rapprocher le navire du petit port de l'île, venant s'échouer à une cinquantaine de mètres du rivage.
10h20. "Une voix entendue" sur l'un des ponts encore émergés "Une voix a été entendue" en provenance d'un des ponts émergés du navire. Des sons sont perçus par les sauveteurs depuis 7h. Le porte-parole des garde-côtes Cosimo Nicastro a assuré sur la télévision SkyTG24 qu'il "y a eu un contact verbal avec une personne". "L'impossible est fait pour la sauver", a-t-il dit, confirmant que le nombre de
disparus "est en train de diminuer".
09h05. Le commandant a quitté le navire avant les derniers passagers Le commandant du navire de croisière italien Costa Concordia a quitté le navire vendredi soir bien avant l'évacuation des derniers passagers, a indiqué le procureur en charge de l'enquête à la chaîne de télévision SkyTG24. Selon certains médias italiens, le commandant a été retrouvé sur le rivage vers 23h40 alors que les derniers passagers ont été évacués vers 6h.
Le commandant, Francesco Schettino, ainsi que son second, Ciro Ambrosio, ont été arrêtés, accusés notamment d'homicides multiples et d'abandon du navire.
Le procureur a également indiqué que "la route suivie par le navire n'était pas la bonne", ajoutant que le "commandant était sur le passerelle" de pilotage et "donc responsable des opérations".
08h40. Du bruit entendu en provenance d'un des ponts "Du bruit a été entendu" vers 7 h en provenance d'un des ponts du navire de croisière a indiqué à l'AFP un porte-parole
des pompiers qui ont poursuivi les recherches toute la nuit.
01h40. Un couple de jeunes mariés sud-coréens en voyage de noce a été sauvé Tous deux âgés de 29 ans, Hye Jim Jeong et Kideok Han étaient restés coincés dans leur cabine, portant le numéro 303, sur le pont 8 de l'énorme bateau de croisière. Il aura fallu aux secouristes une heure et demie pour extraire de leur cabine, au milieu de la nuit, les jeunes mariés, éprouvés mais en bon état physique, dont c'était la première croisière.
Dans la nuit de samedi à dimanche : les recherches se poursuivent
A cette heure, le bilan du naufrage est de trois morts, une quarantaine de blessés - dont deux dans un état grave - et autant de disparus, selon les autorités locales.
Les pompiers ont expliqué que les recherches sur l'épage du Costa Concordia sont rendues difficiles par la très forte inclinaison du paquebot couché sur un flanc à 80 degrés et semi-immergé. Toute une série d'obstacles bloquent leur passage: portes fermées, escaliers brisés et éléments d'ameublement entassés.
Les pompiers plongeurs et une cellule spécialisée en spéléologie inspectent minutieusement les cabines dans l'espoir de trouver d'autres survivants. Des recherches difficiles à bord du navire échoué Selon les pompiers, quand le navire a heurté un rocher et que le courant a été coupé sur le navire, les serrures électroniques des portes des cabines qui s'ouvrent avec un badge se sont bloquées automatiquement. Pour la partie immergée, les pompiers vont utiliser des caméras qui permettent la vision sous l'eau même en profondeur et à travers les fenêtres des cabines.
Un grand nombre des plus de 4.000 rescapés du naufrage ont été rapatriés chez eux depuis samedi même si certains sont encore hébergés dans des hôtels de la région.
Retour sur le naufrage L'accident s'est produit vendredi soir quand le Costa Concordia, transportant 4.229 personnes, dont une majorité de touristes italiens, français et allemands, a heurté un rocher près de l'île du Giglio, selon les éléments recueillis. Le commandant du navire "s'est approché de manière très maladroite de l'île du Giglio, a heurté un rocher qui s'est encastré dans son flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes", a indiqué le procureur de Grosseto Francesco Verusio.
Le commandant Schettino s'était auparavant défendu en affirmant avoir "heurté un éperon rocheux" qui ne figurait pas sur les cartes nautiques, une hypothèse exclue par les garde-côtes.
Toute la journée, sauveteurs et plongeurs, à la recherche de survivants, ont inspecté les parties émergées et immergées du navire, couché sur le flanc avec une brèche énorme longue de 70 à 100 mètres, incliné à 80 degrés, et à moitié sous l'eau.
Les plus de 4.200 rescapés ont été transférés du Giglio vers le port de Santo Stefano puis ensuite rapatriés chez eux en Italie, à l'étranger ou répartis dans les hôtels de la région.
Le Costa Concordia, parti de Civitavecchia vers 19h vendredi, transportait 4.229 personnes dont plus de 3.000 touristes, en particulier 989 Italiens, 569 Allemands, 462 Français, 177 Espagnols, 129 Américains. Selon un communiqué de Costa Crociere, le paquebot effectuait une croisière en Méditerranée au départ de Savone "avec des escales prévues à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille".
Le Concordia était considéré comme un véritable "temple du divertissement" avec ses 58 suites avec balcons, cinq restaurants, 13 bars, cinq jacuzzis et quatre piscines.
Au moment de l'accident, les passagers étaient en train de dîner ou pour certains déjà au lit. "Nous avons entendu un grand bruit, les plats et couverts sont tombés par terre, les lumières se sont éteintes mais le personnel nous disait de ne pas nous inquiéter", a témoigné un passager. "Vers 21h45, il y a eu l'alarme pour avarie, deux coups de sifflets longs suivis d'un court et nous avons gardé notre calme pour éviter de faire paniquer les passagers", a indiqué une animatrice du navire. L'abandon du navire aurait été décidé deux heures plus tard, selon elle.
Plusieurs passagers ont décrit des "scènes d'apocalypse" et de "panique" avec des bousculades entre passagers cherchant à monter sur les chaloupes, au milieu de cris et pleurs de la cinquantaine d'enfants et des nombreux retraités participant à la croisière.
La capitainerie du port de Livourne, le plus important de Toscane, a ouvert une enquête sur les causes de l'accident et sur la façon dont les passagers ont été secourus. Les "boîtes noires" du navire (enregistrement des conversations) ont été récupérées et saisies par la justice.
papen
incomparable!
La différence essentielle entre le Pont aven dans le chenal du Four et le Costa en parade à Giglio , est que le pont Aven est en situation de "manoeuvre"et non en "route libre" comme le Costa.C'est à dire ,des dispositions prises comme pour des manoeuvres portuaires qu'il pratique plusieurs fois par jours,avec des redondances pour les appareils et pour les hommes Ajouté le 16 janvier 2012 à 17h14
juju35
aucun
Faut arrêter de dire que les commandants sont des incompétents ! faites leur métier et on verra après ! Pour être marin de commerce moi même je peux vous assurer que c'est une énorme responsabilité !!!! et pour finir "a quand le retour d'école de formation ?" elles n'ont jamais disparue ces écoles ! je ne sais pas ce qui vous fait dire ça mais..... Ajouté le 15 janvier 2012 à 21h19
fabraz
Les circonstances de l'accident.
Pourquoi cet accident ?
- Un pilote automatique sans doute réglé un poil trop juste.
- Une confiance aveugle dans le matériel, électronique notamment.
- Et enfin, et surtout, une absence de veille sérieuse. Bref, de l'inattention, donc une faute sur une passerelle.
Comment cet accident ?
Quand un officier à la passerelle s'est rendu compte de la position du navire, qui était en train de raser les cailloux par babord, elle a mis un grand coup de barre à tribord. La poupe s'est alors rapprochée encore plus des cailloux, jusqu'a l'impact. Regardez les photos, les stabilisateurs avant sont toujours là. Ils sont passés sans touché. L'arrière conserve encore un bout du caillou. Le bateau était donc en train de virer sur tribord.
Le quotidien britannique The Guardian évoque pour sa part une deuxième hypothèse. Il évoque en effet une possible coupure de courant qui pourrait être à l'origine de la perte de contrôle du paquebot. Cela n'est pas possible car en cas de BlackOut, le bateau n'est plus manoeuvrant et il est alors impossible de le faire virer comme il devait être en train de la faire lors de l'impact.
Les dernières positions du navire : http://www.marinetraffic.com/ais/fr/default.aspx?oldmmsi=247158500&zoom=10&olddate=1/13/2012%209:02:00%20PM Ajouté le 16 janvier 2012 à 09h24
captain27
l'Inchino !!
Cette parade aux ras des côtes a t'elle pour objectif de parader ou de faire des économies de carburant en coupant au plus cours??? Le Costa Concordia n'est pas le seul à faire ces parades ,surtout sur les croisières de promo ...eh y a pas de petites économies en comptant tant de miles gagnés par semaine ...Mais gare aux cailloux ! quelques petits degrés d'écart sur le cap et ..on connait malheureusement la suite ...songeur ... Ajouté le 17 janvier 2012 à 07h27
Ragnarök
Ah bon ?
Et le commandant du TK Bremen,lui a aujourd'hui le droit de naviguer de nouveau.
Cherchez l'erreur... Ajouté le 18 janvier 2012 à 13h09
laumic
sauve qui peut
les femmes et les enfants d' abord, et le commandant en dernier....
foutaise !!! chacun pour soi visiblement !
autre temps, autres moeurs... Ajouté le 15 janvier 2012 à 21h17
bb260461
Scandaleux !
Bonjour,
Je ne connais rien aux manoeuvres et techniques maritimes, mais personnellement, je trouve scandaleux que le commandant du Concordia ait été libéré ! Même s'il est "assigné à résidence", ce n'est pas suffisant, car il est quand même en liberté. Je trouve cette décision toute aussi honteuse que le comportement du commandant, car c'est se foutre pas mal de ce qui est arrivé aux passagers ! En tout cas, j'espère que "ce commandant" ne se verra plus jamais confier un navire ! Ajouté le 18 janvier 2012 à 09h53
ap024
incomparable
@Papen
C'est bien possible, z'avez l'air de vous y connaître. Pour l'avoir pris souvent, c'est vrai que les manoeuvres portuaires sont très bien rodées (encore heureux). N'empêche, redondance des systèmes ou pas. une avarie de barre dans le chenal à deux nautiques des côtes, et "adieu jolie madrilène". La preuve en est: les navires à cargaisons dangereuses sont interdites à cet endroit, le risque est donc indéniable, connu, mais mesuré.
la redondance des système n'a jamais, jamais conduit au risque zéro : voir aéronautique...
A+ Ajouté le 17 janvier 2012 à 07h55
ap024
et le chenal du Four?
Depuis quelques semaines, les chenl du Four (en gros du Sud des roches de Portsall à Lanildut) est à nouveau autorisé aux navires de fort tonnage à certaines conditions (pas de matières dangeureuses ou polluantes, visibilité, vitesse limitée à 15 noeuds, etc...). Le Pont Aven, par exemple, navire Amiral de notre fierté départementale Brittany Ferries, passe donc à quelques encablures des cailloux, pourtant réputés nombreux et sournois dans le secteur... c'est le moins qu'on puisse dire. Une avarie de barre ou de moteur en plein chenal du Four, et nous aussi on l'aura notre "Concordia". Est-ce bien sérieux? Le rail d'Ouessant n'a t-il pas été créé exactement pour éviter ce genre de choses au lendemain d'un doux mois de mars 1978??? En ces temps de principes de précaution appliqués à tout ce qui bouge, c'est pour le moins curieux. Ajouté le 16 janvier 2012 à 09h28
candidebrest
difficile à comprendre
la tactique, si tactique il y a, des sauveteurs italiens est difficile à comprendre. La déchirure sur la coque est à l'air libre. Pourquoi ne pas faire venir une barge muni de puissants moyens à couple de l'épave. On commence par extraire le rocher encastré dans la coque puis on soude sommairement une plaque de fer pour boucher le trou et enfin on pompe les tonnes d'eau. On tire alors le bateau vers la mer et il va se remettre à flotter. Pas pour le sauver bien sûr mais pour pouvoir récuperer les corps qui doivent encore s'y trouver et enlever cette épave qui fait tâche dans ce beau paysage. Ajouté le 19 janvier 2012 à 09h58
jean marcel
Et le commandant.......
de la "péniche France" lui on lui laisse le commandement, malgré le naufrage imminent ? Ajouté le 18 janvier 2012 à 14h05
Hervé22
Les rats quittent le navire
Le capitaine de ce bateau aux galons d'or a un comportement identiques à ceux qui fuient le "Pays France " depuis un certain temps pour ne plus payer d'impôts.
Il sauve sa vie, ils sauvent leur fric.
Qui il a t-il à redire ? C'est une institution de notre XXI ème siècle
Les valeurs ont changé , l'individualisme murit sur le fumier de l'argent mal acquit , et du SOS, save our soul ....Chacun pour soi et dieu pour tous....
Amen Ajouté le 18 janvier 2012 à 19h48
diogène 29
@Yvon d'ambon
Mon grand père me disait aussi que les chars d'assaut Italiens possédaient une marche avant et cinq marches arrière, et les fantassins des talonettes à l'avant de leurs godillots.
Xénophobie, sans doute pas (il n'a jamais du voir un Rital avant la 2ème guerre mondiale), histoire drôle de poilu raillant les défaites Italiennes (Caporetto, cf Hemingway "L'adieu aux armes") et leur supposée manque de combativité, à prendre au second degré par des conscrits pour qui la dérision était le plus sur moyen de survivre.
Nos braves soldats de l'armée d'orient étaient de même surnommés "les jardiniers" par les combattants des tranchées parce que, pendant leur temps de relève, ils cultivaient des légumes français, inhabitués qu'ils étaient à la nourriture épicée locale.
(Anecdote encore): Un officier avait ordonné aux soldats Bretons d'origine de montrer à leurs camarades comment on devait manger les artichauts locaux, sans se douter, histoire de classe sociale, voire de caste, que la culture et à fortiori la consommation de cet aliment leur étaient totalement inconnue, seuls quelques producteurs cotiers approvisionnant (chemin de fer aidant) le marché lucratif parisien. Il en résultat des rebellions spontanées de nos braves Piou pious qui réclamèrent leurs boites de "singe" tant l'artichaut leur semblait immangeable.
Tout celà pour vous dire qu'il faut éviter les clichés. Ajouté le 18 janvier 2012 à 19h12
JOCE
La croisière !
J ai vu cet après midi une émission sur le pacquebot France quel triste sort . Il aurais pu finir comme ce bateau là qu elle croisière ! Ajouté le 15 janvier 2012 à 20h07
lafronde
Cherchez l'erreur ?
Monsieur Ragnaök @, nous ne sommes pas des juges mais, les erreurs nous sautent aux yeux, mon bon Monsieur, pas nécessaire de chercher. Une mer calme, un paquebot neuf, construction 2006, un navire qui manoeuvre plus facilement qu'un camion, (navigation en crabe avec les thruster avant et les pods qui tournent sur 180°). Un groupe électrique de secours dans les ponts supérieurs, élimine le risque de coupure totale en cas d'immersion de la machine. Des portes étanches de compartimentages sous la ligne de flottaison, fermeture 30 secondes, bref, un bateau moderne et des plus sûr. Si le Commandant a fait du rase cailloux avec plus de 4000 personnes à bord, c'est un inconscient et ceci mérite une lourde sanction.
Plus de détails sur ce lien :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118431
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=112097
http://www.demarrer1234.be/Site%20Web%20PV/fichiers%20htm/costa_concordia3.htm Ajouté le 18 janvier 2012 à 15h28
botul
et nous...
on a l'air de quoi avec notre TK Bremen ?...;-)) Ajouté le 15 janvier 2012 à 13h42
p.br...
costa
et bien on a l'air de quoi avec notre TK BREMEN! comme les autres avec des incompétents aux commandes de navires où sont passées les lois maritimes inter-nationales??? c'était quand même bien lorsqu'il y avait de vrai marin à la passerelle! quant au secours à bord? il faut rappeler le naufage de l'Andréa Doria devant NEW YORK et le comportement de l'équipage Italiens!
A quand le retour d'école de formation? Ajouté le 15 janvier 2012 à 19h17
skle...
Malheureusement
Avec les moyens d'aujourd'hui, je crains que les disparus ne soient aujourd'hui réellement disparus...toute ma compassion aux familles Ajouté le 17 janvier 2012 à 17h10
Aldébaran
Costa
Pour p.br...
Très facile d'être critique.
Les vrais marins à la passerelle n'empêchent pas les naufrages cela se saurait.(Ex Tabarly, Caradec.etc..!)
Il y a toujours un risque d'erreur humaine et les centaines de fortunes de mer annuelles enregistrées le prouve.
Tous les marins pro passent par des écoles de formation y compris les Philippins.Cela n'empêchera jamais une erreur d'appréciation, une distraction ou autre moment d'inattention .
Les "parfaits" n'existent pas ni sur mer ni sur terre.
Restons modestes...!
Aldébaran Ajouté le 16 janvier 2012 à 05h56
yellowdog
A bord
à bord de ces bateaux, il y a 3 "castes" : 1 les passagers, 2 l'encadrement et 3 les personnel
les 2eme toisent tout le monde, passager compris; les 3eme sont les plus serviables et gentils (ils disent bonjour, eux ...)
les exercices d'évacuation ne sont pas tellement rigoureux; en fait, il faut libérer les passagers le plus vite possible, pour les laisser se distraire ... et dépenser ! l'encadrement italiens (vous savez, ceux qui ne disent pas bonjour, et qui toisent tout le monde ...) compte une fois, deux fois, car il y a presque toujours des erreurs, ou un passager farceur qui change de lieu de rassemblement, ou qui s'est perdu, tout simplement, voire 3 fois, car le petit philippin ou thaïlandais a mal dirigé quelqu'un, et se fait pourrir ... tout ça pour dire que l'encadrement italien est sûrement qualifié, mais pas toujours, et que c'est sur le métier qu'on les juge; en l'occurence, le boulot a été mal fait, et ils seront jugés pour ce résultat catastrophique !
quant à moi, si cet épisode malheureux ne m'empêchera pas de continuer à "croisiérer", je crois que ce n'est pas le cas de ma femme ... Costa, suite à cela, entre procès à venir, un bateau de moins, une image ternie pour de longues années, des morts sur la conscience, certainement des désistements à venir, des clients perdus (et certainement des retombées pour les autres compagnies aussi ...), je vois leur avenir à court et moyen terme, très très assombri; mais pas aussi assombri que pour les familles endeuillées ! Ajouté le 15 janvier 2012 à 20h05
CORENTIN
POURQUOI
toujours dramatiser : pour l'instant il n'y a aucune pollution et au pire ce ne sera pas quand même le volume de l'Amoco ! Ajouté le 17 janvier 2012 à 14h10
yvon d'ambon
sauve qui peut
mon père marin dans la royale pendant le conflit 39 45,me disait ,les navires italiens sont faciles à reconnaitre,ils ont les canons à l'arrière. Ajouté le 17 janvier 2012 à 15h34