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Grèce. Législatives : un vote anti-austérité 

6 mai 2012 - 1 réactions

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Les Grecs votaient ce dimanche pour élire leurs députés. Dans un contexte marqué par la contestation et l'austérité, les deux partis pro-austérités s'effondrent, selon les premières estimations, alors que le parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée) est crédité lui de 6 à 8 % des suffrages ce qui devrait lui permettre d'entrer au parlement.  

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Les deux partis pro-rigueur grecs Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite) se sont effondrés lors des législatives de ce dimanche, rassemblant entre 31 et 37% des voix à eux deux (contre 77,4% en 2009), jetant un doute sur la capacité de la Grèce à honorer ses engagements au sein de la zone euro.

La formation d'un gouvernement quasi impossible
Si elle se confirmait, cette débâcle, annoncée par un sondage sortie des urnes diffusé par les chaînes de télévision, rendrait quasi impossible la formation d'un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l'UE et le FMI. Pour obtenir une majorité absolue au parlement, soit 151 sièges, ils avaient besoin d'au moins 37% des voix à eux deux.

La Nouvelle Démocratie serait en tête
Un mandat pour former un gouvernement devrait néanmoins être accordé au chef du premier parti, la Nouvelle Démocratie, qui a obtenu entre 17 et 20% des voix contre 33,5% en 2009 et qui a revendiqué la place de premier parti.

Le scrutin a été dominé par la contestation de la politique d'austérité menée sous l'impulsion des bailleurs de fonds du pays, donnant au petit parti de la gauche radicale Syriza entre 15,5 et 18,5% des voix, selon le même sondage diffusé par les télévisions à 16H00 GMT. Selon ce sondage, le parti socialiste Pasok enregistre une chute historique avec un score compris entre 14 et 17% contre 43,9% en 2009. Il perd même la seconde place au profit du Syriza qui lui enregistrait seulement 4,6% des voix il y a trois ans.

 

Entre 6 et 8% des suffrages pour le parti néo nazi Chryssi Avghi
Ce srutin est également marqué par l'ascension du parti néo nazi Chryssi Avghi (Aube Dorée). Ce parti, longtemps semi-clandestin et réputé pour ses agressions contre les migrants, dénonce le mémorandum d'accord signé par la Grèce avec ses créanciers, et refuse le remboursement de la dette publique. Crédité de 6 à 8% des voix, ce parti qui plafonnait à 0,29% des voix aux dernières législatives de 2009 devrait ainsi entrer au parlement. Cette entrée constituerait un choc dans un pays qui a subi durement le joug de l'occupation nazie et une dictature militaire de 1967 à 1974.   

Marche forcée vers une tentative de redressement économique
Les derniers jours de la campagne n'ont pas dissipé l'incertitude sur le gouvernement que pourra se trouver le pays, pourtant appelé à poursuivre à marche forcée sa tentative de redressement de l'économie.

Crédité par les sondages de la première place mais sans espoir de décrocher la majorité absolue au parlement, le conservateur Antonis Samaras, bientôt 61 ans, a lancé, jeudi, à Athènes, un vibrant appel à "isoler les nazis", le parti néonazi Aube dorée, qui était crédité dans les sondages de 5% des intentions de vote.

Devant ses militants, Antonis Samaras a rejeté la possibilité d'une coalition avec le parti socialiste Pasok et son leader Evangélos Vénizélos, avec lequel son parti Nouvelle Démocratie gouverne à contrecoeur depuis novembre pour éviter la faillite du pays.

Mais la division du camp conservateur a pris une ampleur inédite après le virage à 180 degrés d'Antonis Samaras sur les mesures d'austérité demandées par les créanciers pour débloquer un deuxième plan d'aide à la Grèce début 2012. Un nouveau parti populo-nationaliste opposé à la rigueur et baptisé Grecs Indépendants s'est créé.

  • Redaction web et AFP
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1 réaction

  • dure
    voila une nouvelle
    Wilders aux Pays Bas, Le Pen en France, maintenant la Grèce demain la Belgique, avec le parti Flamand, la Norvège, l Espagne, l Italie, les Balkans... La petite bête qui monte, qui monte...
    Ajouté le 6 mai 2012 à 18h50

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