1 septembre 2009 à 12h43
Les personnes perturbant la tranquillité des rues d'Angleterre et du Pays de Galles après une consommation excessive d'alcool s'exposent à partir d'aujourd'hui à une interdiction de fréquenter certains établissements et certains quartiers, mesure qui peut atteindre deux ans.
L'ordonnance d'interdiction de boisson (DBO ou Drinking Banning Orders) figure désormais dans la panoplie des sanctions à disposition des tribunaux. Ce nouvel outil vise les personnes qui commettent des infractions ou ont un comportement anti-social après une consommation excessive d'alcool. Ces personnes peuvent se voir refuser l'entrée d'un pub, d'une discothèque, de certaines parties de la ville et de boire de l'alcool en public.
Des amendes qui atteignent 2.800 euros
Les magistrats sont libres d'adapter les conditions d'application en fonction de chaque personne avec une durée d'ordonnance maximale de deux ans qui peut être réduite en participant à une "formation sur le comportement positif" en suivant des cours coûtant de 120 à 250 livres (135 à 280 euros).
Une personne ne respectant pas les termes de son ordonnance s'expose à une amende pouvant atteindre 2.500 livres (2.800 euros). "Ces ordonnances permettront d'empêcher les personnes qui sont bien connues des autorités, des débits de boissons et souvent des communautés où elles vivent, de gâcher des vies et de leur faire prendre conscience de leur comportement destructif", a relevé Alan Campbell, secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur.
Une loi qui a déjà quatre ans
Saluée notamment par le syndicat des officiers de police ACPO, cette mesure a été qualifiée de "gadget" ne s'attaquant pas aux origines de ces comportements par des membres de l'opposition et des organisations de protection des libertés civiles. Ces interdictions avaient déjà été proposées en 2005 et également en 2006 mais n'avaient jamais été appliquées.
