4 novembre 2009 à 10h03
Le constructeur automobile américain General Motors a mis fin hier soir à un long feuilleton en annonçant qu'il allait garder sa marque allemande Opel, le jour même d'une visite à Washington de la chancelière allemande Angela Merkel qui avait milité pour sa cession au Canadien Magna.
Arguant d'un environnement des affaires en Europe qui "s'est amélioré", d'une meilleure "santé financière" et de "l'importance d'Opel/Vauxhall" pour sa stratégie internationale, General Motors (GM) a expliqué que son conseil d'administration avait décidé de conserver Opel après des mois de négociations avec Magna, associé au Russe Sberbank.
Une décision qui suscite l'exaspération du ministre allemand de l'Economie, Rainer Brüderle, qui estime ce matin que "le comportement de General Motors (était) absolument inacceptable".
Le ministre attend "que General Motors mette le plus vite possible sur la table ses plans de restructuration" d'Opel, qui compte quatre usines en Allemagne, a-t-il dit devant la presse à Berlin, juste avant une réunion du conseil des ministres qui sera consacrée en partie à ce dossier.
En 2008, ses effectifs se répartissaient ainsi:
Allemagne: 25.000 salariés sur quatre sites Opel, et un grand centre de recherche et développement - Espagne: 7.000 salariés à Barcelone et Saragosse
Grande-Bretagne: 4.700 salariés de Vauxhall, principalement à
Ellesmere Port et Luton
Pologne: 3.500 salariés à Gliwice
Belgique: 2.500 salariés à Anvers
Italie: 1.800 salariés
Autriche: 1.600 salariés
France: 1.500 salariés, principalement à Batilly (Meurthe-et-Moselle, usine Renault) et Cerizay (Deux-Sèvres, usine Heuliez)
