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Point de vue. Sarkozy face à la quadrature du cercle

22 février 2012 - 6 réactions

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Rien n'y a fait. Ni ses confidences désabusées à des journalistes en Guyane, selon lesquelles il quitterait la politique en cas de défaite et qu'on n'entendrait plus parler de lui, ce dont on peut douter. Pas plus que ses propositions d'instaurer une TVA sociale, d'avoir recours à la procédure référendaire sur l'immigration et l'indemnisation du chômage. Ni son émission de télévision qui se voulait pédagogique sur la crise. Pas plus encore que son changement de braquet de l'économie, thème actuellement rien moins que porteur, vers les valeurs. Ni, enfin, sa déclaration de candidature avancée par rapport au calendrier initial pour ne pas répéter le scénario Balladur. Ni même son meeting pétaradant de Marseille, attaquant bille en tête l'opposition et son adversaire sans le citer. En dépit d'une organisation bien rodée, la magie de 2007 n'était plus au rendez-vous, et le candidat est apparu, aux dires de certains observateurs, fatigué et ne s'écartant pas de son texte. Ce qui ne l'empêchait pas, hier matin, toujours par défi, d'être au petit jour à Rungis.
À gauche, François Hollande a accueilli les philippiques présidentielles avec ironie, et la certitude de la victoire est désormais bien installée dans les esprits malgré les précautions d'usage. «François fait une bonne campagne, et c'est quelqu'un de plutôt stable dans le temps. Sarko a lancé plein de trucs, mais pour l'instant, ça ne bouge pas», nous confiait, hier, le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Et d'ajouter que la cohérence était essentielle pour l'électeur. Tout en soulignant que Hollande, qui s'apprête à publier un livre, ne manquerait pas d'animer le débat d'idées, contrairement aux reproches faits sur la vacuité de son programme et son absence de remèdes face à la crise.
Quoi qu'il en soit, si le candidat-président ne bénéficie pas d'un effet d'entrée en campagne, comme d'ailleurs la plupart de ses prédécesseurs, il ne perd pas de terrain et demeure stable. Il lui reste néanmoins deux mois pour effectuer une percée. Sans spéculer sur d'hypothétiques événements internationaux, comme un bombardement de l'Iran par Israël, il doit impérativement convaincre les électeurs du Front National et du centre, en profitant de ce que ni Bayrou ni Le Pen ne progressent. La quadrature du cercle en quelque sorte, à laquelle il devra s'appliquer ce soir, au 20 heures de France 2.

  • Hubert Coudurier
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6 réactions

  • bagadur
    chaud-froid ?
    curieux cette manie de la part de journaliste de souffler le chaud sur sarko un jour et le lendemain du froid ! ceci dit, d'autres candidats font aussi une vraie campagne. mais pourquoi n'en lit-on pas plus souvent des articles la relatant ?
    Ajouté le 22 février 2012 à 11h01
  • Jacobin75
    On attend le bilan
    Lorsqu'on affiche sa préférence pour un certain camp, il est de bonne guerre de rappeler les reproches faits au programme de François Hollande, notamment sa "vacuité supposée"... On entend et on lit cette appréciation partisane un peu partout, là où la candidature de François Hollande dérange. Dans un souci d'objectivité, on pourrait tout de même constater qu'au moins lui, ce programme, il existe, notamment en 60 points précis... Ce n'est pas le cas pour son adversaire Nicolas Sarkozy, qui passe d'un sujet à l'autre dans le désordre, qui multiplie les effets d'annonce confus, les attaques personnelles, les velléités oubliées d'un jour sur l'autre, qui prouvent bien qu'il est dominé par les événements et qu'il ne les maîtrise pas. Pour le moment aussi il manque un élément essentiel à ce début de campagne : le bilan. Quel est le bilan de ces cinq années ? Pourquoi un tel mutisme sur ce sujet essentiel? La campagne électorale du président sortant devrait être axée sur son bilan, et on attend toujours ! Sarkozy face à son bilan : voilà un article qui serait passionnant et qui ne pourrait pas être panégyrique..
    Ajouté le 22 février 2012 à 09h57
  • Rédaction du Télégramme - jrnRédaction du Télégramme
    En réponse à "Bagadur"
    Dans les deux mois qui nous separent du premier tour, le duopole Hollande-Sarkozy ne sera pas privilégié au detriment des autres candidats dont la campagne est suivie par les journalistes du Telegramme. Reportages, interviews, portraits, enquêtes sont au programme. En ce qui concerne les interprétations lapidaires sur un soi-disant engagement, les faits sont sacrés et les commentaires libres selon la formule bien connue. L'éditorial reste par principe l'expression d'une opinion que personne n'est obligé de partager. Plus globalement, notre but est de faciliter la compréhension des problèmes complexes qui se posent à la France en ce début d'année 2012 dans un environnement international en plein bouleversement comme l'a montré par exemple la dernière enquête de notre correspondante en Italie sur le phénomène Monti. Le Télégramme n'a pas vocation à sombrer dans la caricature. Pour ce qui est du bilan du quinquennat, au-delà des articles qui lui seront consacrés, je vous renvoie à mon livre "Et les masques sont tombés" que le journal présentera en fin de semaine. Hubert Coudurier
    Ajouté le 23 février 2012 à 15h09
  • felix
    bon vent Hollande
    D'abord s'il parle ce soir à France 2 j'espère que son temps de parole sera décompté. Dès lors où il est maintenant candidat il doit se prêter comme les autres au calendrier médiatique choisi sur les grands médias qui émettent aux frais de tous les contribuables. En tant que président il ne peut plus s'imposer, quand il le souhaite, pour utiliser la télévision publique à usage électoral. Seules des informations primordiales d'Etat pour le fonctionnement présent du pays peuvent lui être accordées.. Vis-à-vis de l'électorat il crée un passe droit,une faute, et tout cela montre bien sa nervosité et ses doutes quant à sa crédibilité. Les vrais sondages, ceux des RG qui n'apparaissent jamais au grand public il les connaît et il ne doivent pas être très réjouissants. Hollande aussi doit connaître les siens, non publiés. Tous les sondages que, chaque jour, on nous jette en pâture comme à un troupeau avide de nourriture ne sont que des "amuse-gueule" pour occuper les humeurs, joies ou tristesse des uns et des autres, tout en vendant de la presse. Ce qui est certain toutefois c'est le rejet profond de sarkozy dans toutes les couches de la société sauf évidemment chez le patronat et la haute finance. Va t-il (sarkozy) provoquer un évènement extraordinaire pour passer en force ? Il en est hélas capable et le fait presque dire par son premier ministre fillon, qui n'hésite pas à affirmer que la majorité doit absolument gagner, laissant entendre que sinon ce serait la chienlit, voire plus. On peut aussi retourner la crêpe. F.Hollande devra se méfier jusqu'au bout des mauvais coups menteurs qu'il recevra. Pour l'heure il mène bien son navire ce qui stresse évidemment l'adversité.
    Ajouté le 22 février 2012 à 10h07
  • jeanot
    l'Élysée vaut bien une guerre
    Il est intéressant de relever qu'une réélection de Nicolas Sarkozy semblant décidément se refuser avec des arguments basés sur la gestion de l'hexagone, son camp en vienne à espérer en secret un prétexte qui pourrait permettre à notre président de remettre son képi et de jouer du menton avec quelque expédition militaire et ses bruits de canon et de trompette qui font tourner le regard, étourdissent les consciences et ragaillardissent le chef. La crise libyenne aura permis de voir le petit lapin Sarkozy bondir sans réfléchir hors de son terrier pour se jeter au devant des problèmes avec désormais la malhonnêteté cynique de l'affirmation qu'on a exterminé le diable qu'on embrassait pourtant hier et qu'on a ramené l'humanité dans le pays. Alors que c'est l'obscurantisme qui y a été instauré avec des voyous. Pour confirmation, on peut vérifier dans quelques médias mais l'info reste discrète, Il y a eu hier plus de cent morts dans des combats fratricides entre tribus libyennes. Évidemment, il n'y a ni Police ni armée dans la nouvelle Libye "heureuse" mais seulement des milices et des brigands surarmés. Le cas libyen aura, a contrario, démontré le discernement d'une Angela Merkel qui n'utilise pas la politique extérieure pour parader mais s'occupe de son pays qui lui se porte bien. Nicolas Sarkozy s'était pour sa part réjoui d'aller jouer du canon contre le régime libyen.pour masquer tous ses échecs intérieurs et tout est bon actuellement pour tenter de faire "rebelote" avec la Syrie ou l'Iran. Et il y aura toujours des dizaines d'enfants de BHL pour justifier l'affaire à une France qui a toujours aimé comme un secret honteux les parades militaires et la trompette guerrière. Nicolas Sarkozy a une vision très personnelle de la politique étrangère, elle doit servir sa popularité. Remémorons nous son dernier discours de campagne qui s'achève sur les trémolos de la grandeur de la France qu'il faut désormais aller chercher à Benghazi, Tbilissi ou Yamoussoukro . Alors pourquoi ne pas chercher à garder l'Élysée demain avec une expédition à Damas ou Téhéran On "vendra" l'affaire à grands coups de tambour, de "droits de l'hommisme" et autres impériosités humanistes. Et peu importe les conséquences à suivre, comme la charia et les 60 000 morts de Libye, le chaos en Irak et en Afghanistan où nous avons aussi notre part de responsabilité. Paris valait bien une messe et l'Élysée vaut bien une guerre. Affligeant.
    Ajouté le 22 février 2012 à 10h07
  • melo87
    Le cercle des promesses disparues.
    Ce n'est pas que Nicolas Sarkozy soit né sous le signe du cerceau,mais force est de reconnaitre qu'après avoir tourné en rond dans l'incertitude de sa candidature le voici qui rentre dans l'arène circulaire de la campagne. Cependant il reste en quelque sorte ,prisonnier pénitent du cercle de ses promesses non tenues.Que n'a-t- pas fait par exemple un millions de chômeurs de moins et un millions d'immigrés de moins au lieu du contraire. Que n'a-t-il pas mieux géré les deniers de l'Etat au lieu d'emprunter a tout va et nous couvrir de dettes,quitte a se faire mal voir par l'opposition,mais démontrer par la son vrai pouvoir de Président. .Manque de savoir gouverner,ou trop de faiblesse pour imposer la volonté drastique de faire son boulot avec la force d'un chef responsable ,pour la France. Voila qu'au jour du jugement électif Sarko fait valoir ses torts "excusables" par la crise. Autre casse tête pour les électeurs que le Papyrus Rhind.La quadrature bi polaire gauche Droite du cercle déjanté du triangle équilatérale de la tangente FN. . Quel nouveau Sarkozy se cache donc sous celui qui se représente aujourd'hui pour résoudre mathématiquement les problémes de la France ? .Allez savoir.
    Ajouté le 22 février 2012 à 10h44

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