28 août 2009
Comment abordez-vous l'université d'été du PS à LaRochelle?
J'y vais préoccupé. Il n'y a pas événement plus imprévisible que LaRochelle. J'espère que les défis que nous avons devant nous seront au coeur des échanges médiatiques. Il faut concentrer nos messages sur les questions économiques et sociales. On ferait une mauvaise université si nous n'avions comme préoccupation que l'alliance avec le MoDem et le mode de désignation du candidat pour 2012.
Martine Aubry s'est finalement exprimée sur la question des primaires, tout en restant imprécise sur leurs modalités. Quelle est votre position?
Elle a bien fait de s'exprimer mais, en même temps, il fallait qu'elle garde quelque chose à dire pour LaRochelle, sinon les journalistes diront qu'elle n'a rien dit si elle ne parle que des questions économiques. Pour moi, les primaires sont une évidence et il faut que leurs modalités soient arrêtées le plus rapidement possible car plus on approchera de l'échéance et plus cette question sera préemptée par le candidat que l'on souhaite.
Faut-il les ouvrir à toute la gauche?
Bien sûr. Il ne faut pas commencer par mettre des freins. Il faut qu'il y ait beaucoup de monde à venir voter et que le choix des candidats soit le plus large possible. Les primaires ne sont évidemment intéressantes que si elles sont ouvertes à toute la gauche. Sinon, le premier tour de l'élection se transformera en nouvelles primaires.
La question des alliances fait également l'objet de multiples déclarations. Quelle est votre position?
Je n'ai de fatwa contre personne, mais une alliance ne se décrète pas. On doit d'abord rassembler ceux avec qui on partage quelque chose. Si on plaque le problème de l'alliance avec le MoDem à la Bretagne, la question n'est pas: est-ce que les socialistes doivent proposer au MoDem d'être sur leur liste, mais est-ce que Bruno Joncour pense avoir des points communs avec Jean-Yves Le Drian et est-ce que Jean-Yves Le Drian a des points communs avec Bruno Joncour.