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Fait du jour

Un privé sur les rangs

13 septembre 2009

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Gilles Dargnies possède le château de Loyat, près de Ploërmel (56). Ce catholique fervent est le seul privé à vouloir accueillir la Vallée des saints sur ses terres.

Gilles Dargnies a la certitude d'avoir de nombreux atouts en main. Dans le parc de son magnifique château du XVIIIe, classé monument historique, il avance, un par un, ses arguments. «Ici, je dispose de 160 hectares. Si j'y ajoute les autres terres familiales, on peut atteindre 250 hectares». Le cahier des charges mentionne la présence d'un étang. «J'en ai trois», répond le châtelain. Dont un qui jouxte de vastes bâtiments de ferme - donnant sur une vaste cour de 1.000m² - qui pourraient très bien être aménagés en espace muséographique et en ateliers pour les sculpteurs. Autres points forts, la situation centrale du domaine -à 6km de Ploërmel- et le chemin du TroBreiz qui passe à proximité. Sans oublier l'allée monumentale de 2km de long qui ne demande qu'à se transformer en Vallée des saints.

«Le privé, un gage de stabilité»

La gestion du projet, elle aussi, ne fait pas peur à cet inspecteur général de l'Agriculture qui a reçu un prix américain de la demeure historique pour la rénovation de son château. Un édifice qui menaçait ruines il y a quelques années. «Je sais à quelle porte frapper quand il s'agit d'aller à la pêche aux subventions. Au niveau national, mais aussi international. Même si mon offre n'est pas retenue, j'espère pouvoir proposer mes services à l'association de la Vallée des saints». Selon Gilles Dargnies, la gestion privée est souvent gage de stabilité. Une collectivité pouvant changer brutalement de majorité politique, et donc de priorités.

Trois sites valent mieux qu'un

Autre proposition allant à contre-courant de celles des autres postulants, la volonté de voir émerger non pas une, mais plusieurs Vallées des saints. «Il serait plus judicieux de cibler trois sites, sur le parcours du TroBreiz, qui recevraient chacun un peu plus de300 statues, plutôt que de tout regrouper en un même lieu, au risque de créer un effet d'entassement».

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