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Brest. Tramway en vue !

Transports. La revanche du tramway [Réagissez ! + Infographie]

24 novembre 2009 - 2 réactions

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Nantes a ouvert le bal en 1985. Brest devrait inaugurer le sien durant l'été 2012: de nombreuses grandes villes françaises se (re)mettent, les unes après les autres, au tramway. Lire également notre dossier sur le tramway brestois

Après avoir quasiment disparu devant la poussée de l'automobile, le tramway confirme son grand retour dans les villes françaises, où les projets n'ont jamais été aussi nombreux. C'est Nantes, en 1985, et Grenoble, en 1987, qui ont réintroduit le tramway moderne en France. En Ile-de-France, il est réapparu en banlieue en 1992, et a atteint les boulevards de la capitale en 2006. Entre-temps, il s'est imposé à Strasbourg, Montpellier ou Bordeaux. Seize agglomérations se sont maintenant équipées de tramways (dix-neuf si l'on ajoute la variante du «tram sur pneus»), et dix autres doivent suivre d'ici les prochaines élections municipales, en 2014. Le phénomène n'est d'ailleurs pas français, puisque les nouveaux réseaux fleurissent un peu partout dans le monde, du Luxembourg à la Turquie et de l'Espagne aux États-Unis.

Alternative au métro

Pour qualifier cette vogue du tram, on a volontiers parlé de mode. «Si c'est une mode, elle n'est pas éphémère», réagit Olivier Klein, chercheur au Laboratoire d'économie des transports (Let). Plusieurs raisons militent en faveur du tram, explique-t-il: les besoins de déplacement d'abord. S'il est bien conçu, ce moyen de transport est fiable, sûr, confortable, relativement silencieux, et permet de transporter beaucoup plus de monde qu'un bus, d'autant que les rames peuvent être rallongées au besoin. En outre, il y a relativement peu de grandes villes qui ont une taille suffisante pour pouvoir s'offrir un métro. Le tram est bien moins cher. Et même dans ces grandes villes, il vient compléter le métro sur des axes moins chargés, comme à Lyon, Marseille et Toulouse, ou en Île-de-France. Ensuite, ajoute OlivierKlein, «un tramway, c'est visible, lisible, et c'est peu risqué pour un élu», maintenant que les premières villes qui se sont lancées dans l'aventure ont fait la preuve de son succès. Car lorsqu'on construit une ligne, on ne se limite pas au seul domaine du transport public: on reconstruit la ville autour.

Reconquête urbaine

«Outre un moyen de transport, le tramway est un outil de reconquête urbaine, d'aménagement urbain et d'embellissement de l'espace», résume Olivier Klein. Cette tendance, qui a fait le succès du tramway français en est d'ailleurs une limite, notent des experts. Car il le rend parfois très onéreux. «Jusqu'au début des années 1990, on a offert les villes aux voitures...», constate, pour sa part, Gérard Chausset, vice-président (Verts) chargé des transports de la communauté urbaine de Bordeaux. «Il y a quelques années, on avait toujours la bagnole dans les pattes. Aujourd'hui, il y a un mouvement de fond, il n'y a plus d'opposition frontale.» Du coup, le tram gagne maintenant des agglomérations plus petites. En prenant pour exemple le pari gagné par LeMans, qui s'est transformée grâce à un tramway relativement bon marché. Roland Ries, sénateur-maire (PS) de Strasbourg et président du Groupement des autorités organisatrices de transport (Gart), est plus direct: «Il faut éviter de considérer le tram comme la réponse universelle à tous les problèmes de mobilité urbaine. On risque d'avoir des mauvaises surprises!» Et d'insister: «Il faut éviter de faire un tramway simplement pour l'inaugurer.»

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«Un tram, cela coûte beaucoup d'argent et il ne faut pas faire n'importe quoi. Il faut attirer assez de monde pour que l'exploitation ne soit pas un gouffre financier.»

  • Gérard Chausset, vice-président (Verts) chargé des transports de la communauté urbaine de Bordeaux

2 réactions

  • jean...
    Tramway
    Le Tramway n'est pas une bonne solution pour la ville de Brest. Il y a assez de navettes de bus 'bibus" comme cela sans compter les impôts locaux qui augmentes et sans compter également les commerces qui perdes du chiffre d'affaire.
    Ajouté le 24 novembre 2009 à 08h18
  • TYZEF
    Et le pied de pilote en plus
    Les marins savent ce que cela veut dire.Quand vous écrivez 300 MEUR, il faut y ajouter quelques dizaines d'Euros. Les surprises sont nombreuses et elles ne sont pas terminées exemple : le déplacement du terrain des gens du voyage, une première fois sur le terrain de foot à coté de Carrefour, une seconde fois sur le futur parking relais à St Pierre. le déminage du futur garage atelier des trams etc... Mais chut il ne faut pas dire cela, c'est mal vu
    Ajouté le 24 novembre 2009 à 09h21
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