25 mai 2009
L'Eglise de Scientologie joue gros à partir d'aujourd'hui. Elle est jugée pour «escroquerie en bande organisée» et «exercice illégal de la pharmacie». L'Association spirituelle risque même la dissolution en France en cas de condamnation. C'est la seconde fois qu'elle est jugée en tant que personne morale. Le précédent remonte à 2003: la cour d'appel de Paris avait alors relaxé l'association du chef d'escroquerie. Cette fois-ci, outre l'Association spirituelle de Scientologie (ASES-CC - Celebrity Centre) et sa librairie, la SEL, le juge a renvoyé en correctionnelle sept scientologues, dont Alain Rosenberg, directeur général du Celebrity Centre. L'affaire, qui sera jugée jusqu'au 10juin, a débuté par une plainte pour escroquerie, fin 1998. Abordée par des scientologues pour un test de personnalité gratuit, une femme avait fini par dépenser 20.000euros pour des cours «de communication et de réparation de vie», l'achat de livres, de médicaments et d'un «électromètre», un appareil électrique censé mesurer la «charge mentale». Pour les experts, le verdict est sans appel: Cet «appareil n'est qu'un leurre destiné à donner un aspect scientifique à une opération qui n'a rien de tel».