23 septembre 2009
Dissuasive la loi Hadopi ? Il est encore trop tôt pour connaître ses vrais effets sur le téléchargement illégal. Certains internautes, comme Maxime, se disent sereins face aux avertissements éventuels. Mais ils se méfieront tout de même.
«Ce n'est pas Hadopi qui va m'empêcher de continuer à télécharger des films et CD. Ceci dit, je vais un peu plus me méfier...», confie Maxime, 21ans, étudiant à Rennes. Maxime n'est pas un véritable accro du téléchargement. Mais depuis un an plus particulièrement, il s'est quand même constitué une belle cédéthèque et une coquette cinémathèque; et ce, principalement grâce aux disques durs échangés avec les copains. «En fait, je télécharge peu de musique. Je préfère écouter de la musique en ligne. J'achète rarement de CD, hormis des coffrets, comme celui de Radiohead, cet été. Mais les films, oui, j'avoue que j'en charge beaucoup. Pourquoi ? Parce que c'est gratuit, tout d'abord. Mais aussi parce que je n'ai pas envie de dépenser une place de cinéma pour des films légers qu'on oublie dès la sortie. En revanche, je n'hésite pas à aller au cinéma pour un bon film - rien ne remplace l'ambiance d'une salle de ciné - ni de mettre 20 euros dans le DVD s'il m'a plu.»
«Un avertissement ce n'est pas méchant»
Pas peur de continuer malgré les menaces de sanctions ? «Recevoir un avertissement, ce n'est pas méchant à première vue. Ce n'est pas ça qui va me pousser à arrêter de télécharger illégalement. Mais j'avoue que si je recevais un mail d'avertissement, je ferais attention. Car ça m'embêterait d'avoir ma ligne suspendue. Ça pourrait peut-être même me faire arrêter car on est tellement devenu dépendant d'internet, aujourd'hui, dans notre quotidien...» Sur le principe, Maxime ne se dit pas opposé aux droits d'auteur : «C'est normal que les artistes soient rémunérés. Mais il faudrait trouver un système abordable et juste. Pourquoi pas un abonnement au tarif raisonnable ou un prélèvement minime sur chaque téléchargement, que paierait l'utilisateur d'internet mais aussi les opérateurs ou les sites, par exemple?»
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