15 septembre 2009 - 1 réactions
Les zones bleues n'intéressent que très peu les grandes villes, qui, excepté Lorient, ont fait pousser des forêts d'horodateurs ces dernières années. A présent, la solution passe par des parkings en périphérie.
Dans la préfecture du Morbihan, les horodateurs ont encore de beaux jours devant eux dans l'hyper-centre. «Ce service fonctionne bien, souligne-t-on en mairie. Il s'adresse aux gens qui n'ont pas l'intention de rester longtemps dans l'hyper-centre. Pour les autres, nous avons des solutions.» Comme ces parkings gratuits, proches de la périphérie, qui se sont étendus ces dernières années. Le dernier en date a été aménagé dans le secteur de la gare. 450 places y sont disponibles. Cette politique de gratuité, et de stationnement sur une longue durée va se poursuivre avec l'extension du parking des Capucins, rive gauche, près du port.
Vannes: 600 places gratuites au port
«Nous allons passer de 220 à 600 places gratuites, précise Pierre Le Bodo, maire adjoint chargé des travaux et des déplacements. Des terrains ont été rétrocédés à la ville. A Vannes, l'extension des zones bleues n'est pas encore d'actualité. «Nous regardons attentivement le nouveau disque européen à durée ajustable. Il n'est pas exclu qu'il fasse son apparition en ville», poursuit Pierre Le Bodo qui reste un ardent défenseur des parkings-relais en périphérie. «Pour moi, ce système couplé à une bonne desserte de bus, serait l'idéal. Je pense que d'ici à deux ans, cet équipement sera une réalité à Vannes.»
Quimper: quatre projets en seconde couronne
A Quimper, Daniel Le Bigot adjoint chargé de l'urbanisme ne plaide pas pour un développement de la zone bleue. «Seules 312 places, sur les 5.435 de la ville sont classées dans cette catégorie. La gestion du centre-ville est basée sur les horodateurs. Un service qui se finance de lui-même. Contrairement aux parkings et ouvrages dont les recettes couvrent seulement 60% des charges. La collectivité abonde donc à hauteur de 40%.» Dans la capitale de la Cornouaille, comme à Vannes, les pistes de réflexion portent sur les parkings périphériques. «Nous avons quatre projets, poursuit l'adjoint. Le plus important, celui de la zone de l'Hippodrome, à l'est, devrait ouvrir avant 2012. Ces parkings devront nécessairement être reliés au réseau de bus existant ou desservis par une navette.» A terme, ils devraient éviter que de nombreuses voitures s'engouffrent en ville. «Les esprits sont prêts, avance Daniel Le Bigot. Déjà nous assistons à une baisse de fréquentation des places de l'hyper-centre. On peut imputer cela à la crise économique bien sûr. Mais aussi à des comportements différents. De plus en plus d'automobilistes privilégient désormais les zones de stationnement gratuites et plus éloignées.»