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Fait du jour

La droite en pole position en cas d'alliance

26 septembre 2009

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En cas d'alliance, deux scénarios se dégagent: le plus probable est celui d'un rapprochement entre la CDU et les libéraux du FDP. Autre possibilité pour Angela Merkel: s'associer avec le SPD (so- ciaux-démocrates), actuellement en force dans les sondages.

Plus les jours passent et plus le nombre d'hypothèses se réduit. Comme le parti libéral FDP a fermement décliné une union avec les forces de gauche, deux scénarios se dégagent désormais. Le plus probable, selon les sondages, serait l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de droite. Les chrétiens-démocrates (CDU) alliés aux libéraux du FDP. Crédités au minimum de 46% des intentions de vote, les deux partis pourraient arriver aux commandes, même s'ils ne disposent pas de la majorité absolue des suffrages.

La particularité allemande

«C'est une particularité allemande précise Richard Stöss de l'institut Otto-Suhr. L'électeur dispose de deux voix, une pour son député et l'autre pour le parti qu'il soutient. Pour être représentés au Parlement, les partis politiques doivent obtenir au moins 5% des voix. Ces voix-là ne sont pas perdues, elles sont redistribuées aux grands partis. L'effet d'aubaine devrait surtout profiter au parti arrivant en tête, donc à la CDU». Si les deux partis de droite obtiennent moins de voix que prévu, et que les partis de gauche ne peuvent s'entendre, CDU et FDP pourraient diriger un gouvernement de minorité. Il leur faudrait, pour chaque texte, négocier au cas par cas et aller pêcher des voix dans le camp d'en face.

Une alliance avec le SPD conviendrait à Merkel

La seconde hypothèse serait une reconduction de la «Grande Coalition», renforcée par le récent sursaut du SPD dans les sondages. Durant la campagne, Angela Merkel a bien pris soin de ne pas insulter l'avenir en s'abstenant de toute attaque contre son adversaire social-démocrate. Cette situation pourrait convenir à la Chancelière, à un niveau de popularité stratosphérique depuis son arrivée à la tête de la Grande Coalition et dont le tempérament pondéré s'accommode de ce rôle d'arbitre au-dessus de la mêlée. Moins à ses adversaires du SPD, relégués au second plan, et dont les électeurs de base se sentent déboussolés par cette alliance avec les conservateurs. Pour des raisons «d'hygiène démocratique», selon le mot d'un de ses leaders Franz Müntefering, le SPD préférerait une alliance avec les Verts, crédités de 11% des voix. Une entente CDU-Grünen, comme elle existe dans le Land de Hambourg, semble très improbable au niveau national.

  • D.Ph.
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