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Fait du jour

Des virologues se veulent rassurants

21 septembre 2009

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Des virologues américains, qui s'appuient sur des résultats d'essais cliniques et d'études encourageants, affichent un optimisme quant aux possibilités de contenir le virus H1N1.

Les virologues et autres experts des maladies infectieuses, réunis ce week-end à San Francisco (Californie), se sont montrés optimistes quant aux possibilités de contenir le nouveau virus H1N1 citant un ensemble de résultats d'essais cliniques et d'études encourageant. Ils participaient à la conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (Icaac). Les résultats des essais cliniques sur un vaccin expérimental commandé par les Etats-Unis dévoilés, vendredi, ont ainsi montré qu'une seule dose permettait d'obtenir une immunité suffisante chez des adultes en bonne santé de 18 à 64 ans.

«Les antiviraux peuvent sauver des vies»

«C'est vraiment une bonne nouvelle car nous aurons probablement deux fois plus de doses de vaccins et pourrons vacciner beaucoup plus de monde», a lancé, hier, Nancy Cox, chargée de la grippe aux Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Les trois antiviraux actuellement sur le marché, dont le Tamiflu du laboratoire suisse Roche, le plus prescrit, se sont révélés efficaces pour traiter les symptômes souvent sans gravité du nouveau virus H1N1 de la pandémie de grippe avec toutefois certains cas de résistance. «Il y a une accumulation de preuves selon lesquelles les antiviraux peuvent sauver des vies», a relevé l'experte. Un nouveau traitement anti-grippe expérimental appelé Fludase, développé par la firme américaine NexBio Inc, qui empêche le virus de la grippe saisonnière d'infecter les cellules, bloque également sa capacité de muter pour devenir résistant au Tamiflu, selon des recherches sur des souris. Les mêmes effets ont été observés avec le nouveau virus H1N1. Autre bonne nouvelle sur le front de la pandémie H1N1, ce virus n'est pas pourvu d'une protéine récemment découverte appelée PB1-F2 qui, chez d'autres souches de virus grippaux, leur donne la capacité de provoquer une forte inflammation qui accroît leur virulence et favorise des infections secondaires, a expliqué le Dr Jonathan McCullers, chercheur à l'hôpital des enfants St Jude à Memphis (Tennessee).

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