10 juin 2009
«Bien sûr que nous ne sommes pas satisfaits de la tournure que les événements ont prise». C'est un peu la mort dans l'âme que Thierry Merret, président de la FDSEA, a réagi, hier, en fin de soirée. Vers 13h45, en effet, les producteurs laitiers avaient été obligés de déserter la centrale d'achats des enseignes Leclerc, située au Relecq-Kerhuon. Les responsables de la Scarmor avaient, dans la journée, envoyé une sommation à l'encontre du tribunal de grande instance de Brest. Celui-ci a ensuite demandé au préfet du Finistère de tout faire afin que la voie publique soit libérée. «Pascal Mailhos a choisi de céder à ces pressions. De notre côté, nous avons tout de même fait constater par huissier qu'une partie de la Scarmor était bloquée par leurs propres camions».
Un Intermarché de Mellac occupé
Reste qu'aucun heurt n'a éclaté entre les producteurs laitiers et les nombreux CRS qui avaient pris position, dès le matin, en périphérie de la zone de Kerscao. «Nous n'étions pas là contre les forces de l'ordre, martèle Thierry Merret. Notre mobilisation était symbolique. Nous n'avions rien, non plus, contre les magasins Leclerc. Notre manifestation se faisait dans le cadre d'une action interrégionale. Mais nous déplorons profondément la façon de faire des responsables de la centrale d'achats et de l'enseigne». Les agriculteurs ont ensuite fait route vers le sud et ont occupé une plateforme Intermarché, à Mellac, près de Quimperlé. Selon eux, le président d'Intermarché France leur a promis d'afficher «une grande transparence par rapport aux tarifs pratiqués». «C'est un geste que nous apprécions. Nous voulons savoir où passent les marges. Etnous tenons à rappeler à l'État qu'il a un rôle de gendarme à jouer dans cette situation». En attendant, et les producteurs laitiers l'ont promis, lecombat va se poursuivre.