17 septembre 2009
Le Père Noël est vraiment une ordure. Le poste que devait occuper Christophe Barthélémy, 25 ans, diplômé de l'Ecole supérieure de Rennes, a été gelé lors des fêtes de fin d'année 2008 pour cause de crise. Depuis, il cherche toujours un emploi.
Les guirlandes étaient déjà dans le sapin. L'étudiant, fraîchement sorti de l'ESC, avait passé tous les obstacles de la sélection pour ce poste de cadre chez Honda Moto dans la région parisienne. «Mon futur chef de service m'a appelé pour m'apprendre que l'industriel japonais n'allait pas créer le poste budgétaire faute de visibilité sur le marché», raconte Christophe. La crise ne fait pas de cadeau, même pendant la période des fêtes.
Pas d'étrennes
Ses étrennes, il espérait les recevoir un peu plus tard, au début de cette année, puisque la direction des ressources humaines de Honda lui avait laissé espérer qu'on allait «revoir la situation au prochain exercice 2009», qui démarrait en avril. Le poste n'a pas été créé. «J'ai été très déçu puisque je suis passionné par le secteur de la moto et de l'automobile», souligne le jeune Ardennais, qui a effectué deux années de stage chez Jaguar, Volvo et Audi France dans la région parisienne. Son diplôme de l'ESC Rennes, il l'a reçu en décembre2008. Au moment où la crise commençait à poindre. Christophe a finalement trouvé un emploi dans un cabinet de conseil en entreprise dans le domaine de la réduction des coûts. «Le travail que l'on m'avait vendu paraissait intéressant», explique-t-il. «En fait, j'ai passé mon temps au téléphone à chercher des clients dans les entreprises». Une fois le client détecté, c'est un cadre du cabinet qui finalisait le travail. «Je suis parti au bout de six mois, le travail ne me satisfaisait pas.»
Automobile et cosmétiques
Aujourd'hui, Christophe a élargi ses horizons de recherche d'emploi au-delà de l'automobile, dans la cosmétique par exemple. Il épluche chaque jour les offres sur internet et dans les journaux. «C'est plus difficile aujourd'hui avec la crise de trouver un travail pour un diplômé», constate-t-il. «Il y a moins d'offres et davantage de monde à se présenter. Et la promotion 2009 arrive elle aussi sur le marché.» Pour un poste de chef de produit junior chez Toyota, 200 candidats étaient sur les rangs. Il faisait partie des 20 appelés à passer l'entretien, mais il n'a pas été pris. «Ça me sourira un jour, il y a quand même des offres intéressantes, ce sera un peu plus long, mais je suis optimiste.»
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